14 mai 2021

Robinson Pozzoli, un navigateur né

Passionné de voiles depuis son plus jeune âge, le Saint-Claudien Robinson Pozzoli a décidé de se lancer dans le monde de la navigation. Depuis plusieurs mois, Robinson Pozzoli a commencé une nouvelle vie avec la construction de son bateau 6.50 pour participer à la prochaine Mini-transat dont l’arrivée se fera à Saint-François (Guadeloupe).

Robinson Pozzoli a connu la voile dès son plus jeune âge. Le Saint-Claudien commence son histoire avec la navigation alors qu’il n’avait que 6 ans. Totalement passionné, le jeune Robinson fait ses premières classes au CNBT (club nautique de Basse-Terre), où il découvre la compétition en planche à voile. Quelques années plus tard, après l’obtention de son BAC, c’est avec l’association Teen’s Class8 que Robinson s’essaye à la navigation sur des bateaux surnommés « habitables ». « C’est à ce moment que j’ai commencé à aimer le concept de lever les bras en passant la ligne d’arrivée le premier. »

“J’ai décidé de changer de vie.”

Durant ses études à Fouillole, Robinson en profite pour participer à de nombreuses compétitions en Guadeloupe et à la Roc 600, une course caribéenne de renom. À l’instar de nombreux jeunes étudiants guadeloupéens, Robinson Pozzoli est parti en France hexagonale pour finir ses études d’ingénieur en environnement. Une autre vie loin de l’eau qui ne durera pas longtemps. En 2018, Robinson répond de nouveau à l’appel de la mer.

« J’ai décidé de changer de vie pour travailler dans le domaine des nautiques de compétitions. J’ai eu l’occasion de rejoindre une équipe pour la Route du Rhum 2018. C’est en travaillant avec cette équipe que j’ai eu envie de construire mon propre bateau. »

“Un océan, une montagne”

Aujourd’hui, le rêve de Robinson commence à se concrétiser. Son projet «Un océan, Une montagne» affiche un objectif simple : remporter la Mini-transat 2021 avec un bateau construit pour l’occasion. Robinson a décidé de construire et de naviguer sur son propre vaisseau, mais pas n’importe comment. Son bateau, dans sa construction et sa mission, navigue en hissant des voiles qui portent des valeurs importantes.

« La construction de la coque a permis à de nombreux adultes de se réinsérer par l’apprentissage d’un nouveau métier. J’ai eu de nombreux stagiaires au cours des derniers mois. Pour la partie navigation, je me suis affilié avec HTA Guad, l’association présidée par le Dr André Atallah, maire de Basse-Terre, chef de cardiologie du CHBT, pour mettre en avant le combat contre les hypertensions artérielles », raconte-t-il.

Un projet innovant

Le projet de Robinson Pozzoli est solidaire, engagé et innovant. Son bateau sera équipé d’une technologie révolutionnaire qui permettra à Robinson d’avoir un avantage sur les autres participants. « Il y aura du Foil dans le bateau, nous serons très peu à l’avoir », affirme-t-il. Cette innovation permettra à son vaisseau d’être plus fluide. « Je l’appelle le 6.50 volant », rigole-t-il. Avec son projet, Robinson espère véhiculer trois messages importants :

  • il ne faut pas renoncer à ses rêves
  • l’auto-entreprenariat est important et nécessite d’être mis en avant
  • tout est possible

Pour rendre son projet possible, il a fallu opérer un changement de routine. Désormais, Robinson entre dans la peau d’un chef de projet. « Il faut s’investir à 100 %, l’activité occupe 10, voire 12 heures par jour, six jours sur sept. »

Tafari Tirolien

« Je rêve tous les jours de la mise à l’eau ! »

Prévue pour 2021, la livraison du bateau de Robinson Pozzoli nécessitera le soutien de nouveaux partenaires pour la finalisation des pièces sous-traitées, comme le mât. Pour apporter de la visibilité au projet, le jeune skipper de 30 ans a créé une série diffusée sur Youtube. Elle immerge les internautes dans les différentes étapes de la construction du bateau. Parallèlement, Robinson a commencé le tournage d’un film qui présentera l’intégralité de l’aventure.

Avant de prendre part à la fameuse Mini-transat, les participants doivent participer à d’autres courses afin de valider leurs candidatures. La première mise à l’eau est donc attendue pour le mois d’avril 2021. Il s’agira du coup d’envoi officiel de la nouvelle vie de Robinson Pozzoli qui l’emmènera peut-être vers l’aboutissement d’être un skipper professionnel. « Je ne suis pas encore professionnel, mais avec mon projet, j’ai prouvé que je sais tout faire sur un bateau, y compris faire des plans, les visionner et les mettre en œuvre », affirme-t-il.