30 novembre 2021

Politique. Olivier Serva demande un moratoire pour les soignants des Antilles

Suite à l’entrée en vigueur du décret du 30 septembre 2021, les voyageurs vaccinés en provenance de la France hexagonale pourront se rendre en Guadeloupe sans avoir à justifier d’un test PCR négatif. Cette décision contrarie particulièrement le député Olivier Serva.

“Pour moi le bon sens et les différents avis
scientifiques auraient dû conduire au maintien de ce contrôle, a minima jusqu’à la fin de l’état
d’urgence sanitaire. En effet, il a toujours été affirmé que la vaccination n’empêchait pas de
contaminer, ni d’être contaminé, rendant ce laisser-passer pour son territoire mal venu. Il s’agit d’une prise de risque inappropriée pour les Antilles, qui légitimement s’attendent à affronter une cinquième vague de façon prématurée.”

Depuis plusieurs semaines, le député Olivier Serva interpelle les ministres Olivier Véran et Sébastien Lecornu “sur la nécessité de tenir compte de l’intérêt du service public hospitalier et des soignants, en adaptant l’obligation vaccinale pour la Guadeloupe et la Martinique, conformément à l’engagement pris par le ministre Olivier Véran devant (ses) compatriotes, lors de son dernier déplacement.”

A trois jours de l’échéance du 15 octobre, date butoire pour les soignants non-vaccinés, le
Député de la Guadeloupe en appelle à la responsabilité des décideurs nationaux.

Olivier Serva considère “qu’il est encore possible de faire preuve de tolérance au delà de cette date et de décider d’un moratoire pour se soustraire au risque de rupture des services pour les usagers ainsi que des conséquences de ces sanctions pour les soignants et leurs familles.”

Le député “regrette de devoir faire face à cette fracture sociale au sein de son territoire et considère que le vote “Contre” le pass-sanitaire sans adaptation Outre-mer était de raison.”

Il adresse ses encouragements aux professionnels de santé de la Guadeloupe “mais aussi aux directeurs des établissements de santé, particulièrement affectés par l’effritement de l’offre de soins pour les semaines et mois à venir.”