30 novembre 2021

Guyane. Gabriel Serville a reçu la Caravane de la liberté

Sollicité par la Caravane de la Liberté, Gabriel Serville, président de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG), a reçu vendredi 15 octobre 2021 les membres de la caravane composée entre autres de l’Association Trop Violans et de l’Union des Travailleurs Guyanais (UTG).

Le président de la CTG a été sensible aux remarques exprimées par les membres de la Caravane de la Liberté suite à la décision de justice prononcée jeudi par le Tribunal du Larivot.

Gabriel Serville s’est dit extrêmement attentif au déroulé et à la suite des événements.
« On ne commente pas une décision de justice mais en tant que citoyen et en tant qu’élu, je considère que la sanction affligée à ces personnes* est très lourde. Cette situation m’interpelle et m’inquiète. Les personnes concernées feront certainement appel, j’espère que la justice sera plus clémente à leur égard afin de ne pas mettre de l’huile sur le feu », s’est exprimé Gabriel Serville.

Obligation vaccinale et gestion
de la crise sanitaire sur le territoire

La délégation a également souhaité aborder la question de l’application de la loi du 5 août 2021. Le président de la CTG a rappelé que, très rapidement après son investiture le 2 juillet 2021, il avait fait voter le 20 juillet 2021 une motion en Assemblée plénière dans laquelle les élus de l’Assemblée de Guyane sollicitaient un moratoire sur la mise en place de l’obligation vaccinale pour les personnels visés par le texte.

La motion demande également l’intervention urgente de l’Inspection Générale des Affaires Sociales pour rendre, dans les meilleurs délais, un rapport sur les impacts de la mise en place de l’obligation vaccinale sur l’organisation du système de santé en Guyane. La réunion d’un séminaire des élus de Guyane avait également été proposée. Il devra être convoqué, au plus tard le 30 octobre 2021.

Le président de la CTG s’est engagé à replanifier un rendez-vous avec la Caravane de la Liberté afin de poursuivre le travail engagé lors de cette audience.

*La façade de la préfecture de Cayenne avait été incendiée à l’aide de palettes de bois et de pneus, en marge d’une manifestation demandant d’avantages de moyens dans la lutte anti-Covid, en juillet. Trois personnes ont été reconnues coupables jeudi de « dégradation ou détérioration par incendie d’un bien appartenant à autrui » et ont été condamnées à une peine de 18 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. Parmi eux figurent Stéphane Palmot et Richard Cimonard, deux militants du collectif, dissous depuis, des 500 Frères contre la délinquance. Gilles Beaudi, syndicaliste de l’Union des travailleurs guyanais (UTG) de la mairie de Cayenne a été condamné à 12 mois de prison ferme avec mandat de dépôt pour complicité.