19 janvier 2022

Pour les syndicats de l’Education, «l’heure est grave»

Mobilisés ce jeudi 13 janvier, devant le rectorat de Guadeloupe (Dothémare/Les Abymes), les personnels de l’Education nationale, restent décidés à faire entendre les difficultés réelles auxquelles ils sont confrontés.

En Guadeloupe, comme ailleurs en France, ce jeudi 13 janvier, c’était jour de grève. Ensemble, les syndicats ont dénoncé la gestion de la crise sanitaire dans les écoles, collèges et lycées, au cours d’une assemblée générale qui a réuni enseignants, accompagnateurs d’élèves en situation de handicap… devant le rectorat aux Abymes.

Certes, sur place, les rangs étaient clairsemés (de nombreux membres du personnel étant contaminés à la Covid-18 ou craignent de l’être), mais l’intersyndicale reste décidée à dire son refus d’une « situation insupportable ».

« Les élèves sont déboussolés. »

« L’heure est grave : tout le monde est fatigué, constate l’intersyndicale. Les protocoles se succèdent depuis le 3 janvier laissant l’ensemble de la communauté éducative dans une situation inextricable. Les élèves, qui passent leur temps à faire des tests et à être cas contact, sont déboussolés. Une fois de plus, l’administration compte sur notre résilience et nous disons : « non ». »

Depuis la rentrée de janvier, les contaminations au variant Omicron se multiplient, entrainant un fort taux d’absentéisme, tant chez les élèves que dans les rangs des personnels de l’éducation. Classes et écoles ferment depuis la semaine dernière. Les personnels de l’Education réclament une organisation concertée et l’instauration de demi-jauges pour limiter les brassages. « Il faut que le rectorat entende notre voix. Nous sommes tous en souffrance et nous en avons marre. »

Quant au matériel de protection, le rectorat a annoncé la distribution de masques HFP2, offrant une meilleure protection, à la fin du mois de janvier.

Quoi qu’il en soit, l’intersyndicale a prévu une nouvelle journée de mobilisation, jeudi 20 janvier.

Cécilia Larney