30 novembre 2022

Guyane. Le permis de construire la centrale du Larivot légal, dit la Cour d’appel de Bordeaux

La Cour administrative d’Appel de Bordeaux juge le permis de construire de la centrale électrique du
Larivot légal et suspend, à la demande de la CTG, le jugement du Tribunal Administratif de la Guyane.

La Collectivité Territoriale de Guyane, qui est intervenue à la procédure, a relevé appel de ce jugement et demandé sur son sursis à exécution. Elle était accompagnée dans son recours par EDF PEI et par le ministre de la Transition écologique.

Dans un arrêt du 7 octobre 2022, la Cour administrative d’appel de Bordeaux a fait droit à la demande de la CTG, a suspendu le jugement et a condamné les associations qui ont attaqué le permis de construire à payer à la CTG une somme de 1 000 euros de frais de procédure.

Gabriel Serville, heureux

Le Président de la CTG, Gabriel Serville, s’est réjoui de cette décision qui lève le dernier obstacle à la construction d’une centrale électrique. En effet, la CTG s’est engagée résolument dans le mix énergétique mais veut garantir son approvisionnement.

Aussi, cette centrale qui va fonctionner aux bioliquides, donc avec une source d’énergie renouvelable et issue de l’agriculture, va fournir aux Guyanaises et aux Guyanais une énergie stable, propre et pérenne.

Cette centrale n’est pas destinée à remplacer les autres modes renouvelables de production de l’énergie : hydraulique, soleil, vent, hydrogène, etc. mais garantira un niveau stable d’approvisionnement en énergie quelles que soient les conditions climatiques.

Enfin, cette centrale remplacera la centrale EDF de Dégrad des Cannes qui est vétuste et qui doit être abandonnée très prochainement. Elle permettra aussi de créer une filière agricole de production d’oléagineux destinés à l’approvisionnement de la centrale en bioliquides. Il appartiendra désormais à EDF et aux entreprises prestataires de déterminer les conditions de reprise des travaux pour une livraison dans les meilleurs délais.