30 novembre 2022

Enquête. Crack, quand la drogue dure

En France et au Sénégal, Complément d’enquête a recueilli des témoignages rares et édifiants, au plus près des trafiquants et des consommateurs.

Le 5 octobre, au petit matin, des centaines de policiers sont déployés square Forceval, dans le XIXe arrondissement de Paris pour démanteler le camp de consommateurs de crack installé là depuis un an. Leur mission a été directement ordonnée par le ministre de l’Intérieur : Gérald Darmanin l’assure, l’évacuation est « définitive ». Depuis plusieurs semaines, il multiplie les opérations de communication sur le sujet, promettant l’éradication du trafic en un an.

Le crack à Paris serait donc bientôt de l’histoire ancienne ? Ni les riverains, ni les associations ne semblent y croire. Et pour cause, de déplacements de camps en faits divers tragiques, cela fait bientôt 30 ans que le trafic empoisonne la vie de la capitale et de ses habitants.

Fuir le chômage, la pauvreté

Qui sont les dealers ? D’où viennent-ils ? Et pourquoi les autorités semblent-elles incapables d’endiguer ce trafic ?

L’équipe de Complément d’enquête a remonté toute la filière jusqu’à Louga, une ville sénégalaise d’où la majorité des dealers sont originaires. Là-bas, les candidats au départ sont nombreux pour fuir le chômage et la pauvreté : certains viennent en France vendre des porte-clés au pied de la tour Eiffel, d’autres du crack dans le nord de Paris.

Depuis des années, préfecture de police, mairie de Paris, ministères de l’Intérieur et de la Santé se renvoient la balle. Qui est responsable ? Complément d’enquête sur un insoluble trafic.

Jeudi 24 novembre, à 23 heures, sur France 2