La CCI Guyane a restitué la concession de l’aéroport Cayenne-Félix-Eboué dont elle avait la gestion depuis 1995. Le 30 septembre 2025, la CCl, dit la présidente, dans un communiqué, « a rendu à l’Etat un outil en parfait état de marche. » Cependant, il subsiste des tiraillements.
« La fin de la concession a posé la question du transfert des salariés. Tous sans exception ont eu le choix de rester salariés de la nouvelle société concessionnaire au même salaire et dans les mêmes fonctions.
Mais 20 d’entre-eux ont décidé de ne pas renouveler leur contrat avec la Société Concessionnaire de l’Aéroport de Cayenne (SCAC). La CCl, n’ayant plus d’activité aéroportuaire directe et étant seulement associée minoritaire de la SCAC, a mis en place une procédure de licenciement pour refus de transfert pour ces 20 personnes.
Parmi ces salariés se trouve un salarié protégé dont la situation se présente différemment. Cette situation inédite était imprévisible pour la CCI. Dans un territoire touché par le chômage. 20 personnes refusent un travail.
La SCAC a refuse de les employer par des contrats temporaires de 3 mois le temps du préavis. Dans ce cas, la loi impose à la CCI de les payer pendant le préavis et de les affecter provisoirement.
Plusieurs d’entre-eux ont refusé leur affectation. Malgré cela, ils ont été payés. Coût du préavis pour la CCI : 485 000 euros.
Ensuite au 1er janvier 2026, ces anciens salariés avaient droit à leur solde de tout compte. Cout pour la CCI : 1 655 000 euros. Cout Total: 2 140 000 euros).
Les soldes de tout compte doivent être payés grâce à l’indemnité de fin de concession que l’Etat n’a pas encore versée à la CCI. Malgré cela, la CCI a prélevé une partie de la somme sur sa trésorerie pour payer une partie du solde de tout compte. Le reliquat sera payé dès que la CCI
aura reçu l’indemnité due par l’Etat.
Tout cela a été expliqué aux salariés lors de plusieurs réunions et ils ont tous reçu des courriers explicatifs.
Malgré tous ces efforts, certains salariés ont des messages haineux et diffamatoires contre la présidente de la CCI, le DGS et le responsable des ressources humaines. Certains menacent d’actes de violence et d’actions de blocage.
Trop c’est trop. La CCI n’est pas responsable des choix individuels. Les salariés qui ont choisi le transfert travaillent toujours à l’aéroport aux mèmes conditions qu’auparavant. »

























