De passage en Guadeloupe, Anne Rubinstein, déléguée interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté, s’est rendue aux locaux de l’association Saint-Jean Bosco à Gourbeyre pour discuter de l’illettrisme et l’illectronisme en Guadeloupe.



Elle s’est entretenue avec plusieurs acteurs majeurs de la lutte contre l’illettrisme, dont Jessica Oublié, correspondante régionale de l’Agence nationale de la lutte contre l’illettrisme.
Dans l’arrière-cour des locaux de l’association partagés avec une école, le clitoria, la citronnelle, la trois-tasses et d’autres plantes médicinales, fruits et légumes sont cultivés dans un jardin créole tenu et entretenu par les salariés en insertion de l’association.
Le jardin, permet aux salariés de revendre leur production mais également de mener des ateliers d’apprentissage avec des jeunes scolaires. Pour la déléguée interministérielle à la prévention et la lutte contre la pauvreté, ce jardin est un exemple que plusieurs actions peuvent être menées afin de lutter efficacement contre l’illettrisme et l’illectronisme afin que chaque personne puisse atteindre la réussite des apprentissages. « L’école n’est pas toujours adaptée à chaque personne », explique-t-elle.
Anne Rubinstein :
La visite faisait suite à une réunion tenue par Jessica Oublié, correspondante régionale de l’agence nationale contre l’illettrisme et l’illectronisme qui a présenté le cadre d’actions partenariales de la lutte contre l’illettrisme et l’illectronisme en Guadeloupe, un projet porté par l’Etat, le Conseil départemental et l’agence nationale de lutte contre l’illettrisme.
Dans le cadre de ce projet, plusieurs acteurs sont concernés. Ils ont tour à tour pris la parole pour présenter leurs actions. Entre la formation de professionnels de l’accompagnement et de l’aide, la formation de personnes en situation d’illettrisme et des programmes au sein des CFA de Guadeloupe plusieurs acteurs œuvrent autour de cette question.
Jessica Oublié :
La réunion a permis de présenter le centre d’évaluation et de renforcement des compétences de base, un gros projet porté par le Conseil départemental, l’Etat et l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme.
111 000 euros sont investis dans ce projet financé dans le cadre des contrats de sociaux de solidarité, un euro par l’Etat, un euro par le Conseil départemental. Il propose un diagnostic des compétences de base, avant une seconde phase de re-mobilisation des bénéficiaires, afin qu’ils puissent s’insérer professionnellement. « C’est un peu comme des sas de préparation pour entrer dans des formations professionnelles », précise Jessica Oublié.
L’objectif est de favoriser la montée en compétences des publics éloignés de l’emploi.
Tafari Tirolien






















