Mercredi 11 février s’est tenue à l’Assemblée nationale la réunion constitutive de la commission d’enquête sur l’inceste parental composée de 30 députés. À l’issue de cette séance, le bureau de la commission a été officiellement désigné. A noter que deux ultramarins sont dans cette commission, Maud Petit, députée de la Réunion, présidente, et Christian Baptiste, député de la Guadeloupe, rapporteur.
La commission est constituée comme suit :
Présidente : Maud Petit (Les Démocrates – MoDem)
Vice-président.es :
Arnaud Bonnet (Les Écologistes)
Marine Hamelet (Rassemblement National)
Gabrielle Cathala (La France insoumise – NFP)
Catherine Ibled (Renaissance)
Secrétaires :
Nathalie Colin-Oesterlé (Horizons)
Florence Hérouin Léautey (Socialiste)
Alexandra Martin (Droite Républicaine)
Vincent Trébuchet (UDR)
Christian Baptiste (apparenté socialiste), rapporteur de cette commission.
Ce dernier a réagi: « Je remercie mes collègues pour leur sérieux et pour la confiance qu’ils m’ont accordée en faisant le choix de me désigner rapporteur. Je tiens également à saluer le caractère transpartisan de ce bureau, qui rassemble des députés issus de l’ensemble des sensibilités politiques représentées à l’Assemblée nationale. Sur un sujet aussi grave que celui de l’inceste, cette unité est essentielle. »
il poursuivait : « Je me réjouis par ailleurs que la présidente et le rapporteur soient tous deux ultramarins, originaires de territoires dits d’Outre-mer. Cette réalité est d’autant plus significative que les données disponibles indiquent que les violences incestueuses y sont proportionnellement plus élevées qu’en Hexagone.
La commission est désormais constituée. Elle débutera ses auditions à partir de la fin du mois de février et poursuivra ses travaux jusqu’à la fin du mois de mai. À l’issue de ces auditions, nous travaillerons à la rédaction d’un rapport qui sera publié au début du mois de juillet.
Cette commission investira pleinement ce problème systémique. Il s’agira d’analyser en profondeur les mécanismes institutionnels, les défaillances éventuelles et les points de blocage, notamment au sein du système judiciaire. »
Travail de rapport réalisé sans complaisance : « Nous regarderons lucidement là où cela coince, là où la protection de l’enfant n’est pas assurée avec la rigueur nécessaire, là où des signalements ne sont pas suffisamment suivis d’effets, et là où des parents protecteurs, souvent des mères, se retrouvent isolés face à des procédures longues et éprouvantes.
Je sais combien les attentes sont importantes pour ces parents qui se battent pour faire reconnaître la parole de leur enfant. Elles sont immenses. Nous travaillerons avec sérieux, exigence et détermination pour apporter des réponses concrètes, objectivées et juridiquement solides. »
























