On connaissait Pierre Sainte-Luce médecin, fondateur, avec son épouse la Docteure Corinne Sainte-Luce, du Groupe Manioukani, établissements de santé et Ehpad, puis propriétaire d’un hôtel 4*, l’Arawak, au Gosier. Le 5 mars, si le tribunal mixte de commerce se prononce en faveur de son projet de reprise, Pierre Sainte-Luce sera à la tête d’Air Antilles.
Certains investisseurs envisagent pourtant sans barguigner la liquidation pure et simple de la compagnie. A cette fin, deux candidats ont simplement déposé une offre de rachat d’une partie de la flotte d’Air Antilles. La vente à la découpe en quelque sorte.
Pierre Sainte-Luce, pilote, passionné d’aviation, est le seul à avoir déposé un projet de reprise. Il promet de mettre sur la table 10 millions d’euros, via un groupe d’investisseurs locaux, pour relancer cette compagnie aérienne, dont 4 millions disponibles immédiatement.
Il deviendrait actionnaire majoritaire d’Air Antilles, en rachetant tout ou partie des parts détenues par les repreneurs de la compagnie en 2023, le groupe Edeis et la Collectivité de Saint-Martin.
La compagnie serait restructurée pour assurer les vols entre Saint-Martin, Pointe-à-Pitre et Fort-de-France, la liaison avec Saint-Barthélemy serait abandonnée, trop contraignante et peu rentable.
Tous les emplois ne seraient pas garantis.
Il reste trois semaines à Pierre Sainte-Luce pour étoffer son offre, obtenir des garanties supplémentaires, revenir devant le tribunal et convaincre.
Pour rappel, Louis Mussington, président de la Collectivité de Saint-Martin, a mis 20 millions d’euros il y a deux ans pour maintenir les activités aériennes d’Air Antilles.
Ses arguments se tiennent : les îles de Saint-Barthélemy et Saint-Martin ont besoin d’une compagnie aérienne qui puisse être en concurrence avec Air Caraïbes et Air France ceci afin d’éviter que les prix des billets grimpent.
Malheureusement, l’aventure de l’aérien a tourné court : des problèmes de gouvernance ont bloqué le processus.
Actuellement, la compagnie aérienne Air Antilles n’existe plus. Sa licence d’exploitation temporaire est arrivée à son terme et son certificat de transporteur aérien a été suspendu le 8 décembre 2025 par la direction générale de l’aviation civile.
En cas de reprise, il faudra constituer un nouveau dossier pour obtenir les précieuses autorisation de vol et d’exploitation.




















