Guadeloupe. Estelle-Sarah Bulle, en résidence d’écriture, initie les étudiants au métier d’écrivain

En résidence d’écriture Air France/CNL*, en Guadeloupe, l’écrivaine Estelle-Sarah Bulle partage son temps entre les travaux d’écriture de son prochain roman et la transmission autour de l’écriture. Un exercice qu’elle apprécie particulièrement.

C’est une rencontre qu’ils ne sont pas près d’oublier. Les étudiants en Lettres de l’Université des Antilles (Camp Jacob/Saint-Claude) et la première année de la Classe Prépa littéraire du lycée Gerville-Réache (Basse-Terre) ont participé, mardi 17 mars, à un atelier de création littéraire, animé par Estelle-Sarah Bulle. Un exercice inédit qui a révélé leur appétence pour l’écriture.

« Partout où on me sollicite, j’anime des ateliers d’écrire toujours avec plaisir, dans les prisons, pour les adultes en médiathèque, en milieu scolaire…, explique l’auteure. C’est toujours un échange très enrichissant pour moi aussi. Cet exercice permet de démystifier le métier solitaire d’écrivain, d’avoir moins peur de l’écriture et de la littérature, de ne pas s’autocensurer, ne pas renoncer. Ces ateliers montrent que chacun, à son niveau, peut produire quelque chose. »

Des textes de qualité

Au cours d’un premier atelier, les étudiants en Lettres à l’Université des Antilles, ont eu à imaginer la suite d’une strophe de poème proposée par Estelle-Sarah Bulle, avant de lire leurs productions à haute voix. Le deuxième groupe reçu par Estelle-Sarah Bulle, mardi 17 mars, au Camp Jacob, était composé d’une dizaine d’étudiants de la 1e année de la Classe Prépa littéraire du lycée Gerville-Réache, accompagnés de Mireille Cruces, prof d’espagnol et de littérature et d’Elodie Borel, prof de Lettres classiques. Cette fois, en 10 minutes, à partir d’une amorce fournie par l’auteure, ils ont eu à rédiger la suite d’une intrigue.

« Je les trouve supers, a confié Estelle-Sarah Bulle, à l’issue de la session. Ils n’ont pas peur d’écrire, ni de lire en public. C’est vraiment précieux. D’ailleurs, je remarque qu’en Guadeloupe, les élèves sont globalement plus à l’aise à l’oral que dans l’Hexagone. Ici, c’est beaucoup plus fluide pour la lecture à haute voix. J’ai aussi rencontré une classe de 1e du lycée Gerville-Réache et j’ai été étonnée de la qualité de leurs textes. »

À la suite de ces rendez-vous avec les étudiants, mardi 17 mars, les équipes d’Air France, les stagiaires du RSMA (La Jaille/Baie-Mahault), jeudi 19 mars, Estelle-Sarah Bulle poursuivra ses rencontres avec le grand public autour de ses récentes publications : Basses Terres (Ed. Liana Levi), Visa pour la Guadeloupe (Elytis éditions) et son nouveau récit, Histoire sentimentale de mes cheveux (Ed. Bayard), à Basse-Terre, au Moule… avec l’association Les Pacotilleuses.

Cécilia Larney

*CNL : Centre national du livre

L’agenda d’Estelle-Sarah Bulle en Guadeloupe

  • Basse-Terre, Palais de justice, mardi 24 mars, de 11 à 13 heures. Femmes de lettres : être une femme dans l’édition.
  • Le Moule, jeudi 26 mars, de 9 h 30 à 11 heures. Déambulation dans les rayons et rencontre professionnelle. Thème : Ces ouvrages qui nous façonnent.
  • Basse-Terre, lycée Gerville-Réache, vendredi 27 mars, de 9 à 11 heures. Rencontre avec les élèves de classe préparatoire littéraire.
  • Basse-Terre, Foyer Action sociale, mardi 31 mars. Atelier d’écriture.
  • Baie-Mahault, Jarry, Jabrun, Boutique de la Presse, samedi 4 avril, de 10 à 13 heures. Séance de dédicaces.
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