Haïti. Les gangs contrôlent « 72% de la zone métropolitaine », selon le directeur général de la PNH

Les gangs armés de la coalition criminelle « Viv ansanm » ne contrôlent que 72% de la région métropolitaine.

C’est ce qu’a déclaré le directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), Vladimir Paraison, lors d’une entrevue avec Magik 9, mercredi 8 avril 2026.

« La proportion des territoires contrôlés par les gangs dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince a considérablement diminué », selon Vladimir Paraison, indiquant que les bandits armés de la coalition criminelle « Viv ansanm» ne contrôlent plus 85% de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, un chiffre souvent cité dans les rapports sur Haïti et relayé par la presse internationale.

Selon le chef de l’institution policière, la PNH aurait repris le contrôle de 13% des pans de territoires contrôlés par les gangs à Port-au-Prince, faisant passer la proportion des territoires sous contrôle de ces derniers de 85% à 72%. À titre d’exemple, M. Paraison a cité la reprise de la circulation dans l’aire du Champ de Mars, dans les abords du stade Sylvio Cator, et sur des axes routiers tels que Nazon, le Carrefour de l’aéroport ou le boulevard Jean-Jacques Dessalines.

« Les avancées ont permis de réduire les territoires contrôlés par les gangs à 72%. Il y a deux semaines, les gangs contrôlaient 79% de la région métropolitaine de Port-au-Prince mais les opérations ont permis de faire baisser cette proportion à 72% », a indiqué Vladimir Paraison.

Quel effectif pour la mission?

L’entrevue exclusive accordée à l’équipe de Panel Magik a été l’occasion de soulever les questions liées à l’effectif de la PNH. Interrogé à ce sujet, Vladimir Paraison, a indiqué qu’il ne peut, pour des « raisons stratégiques », communiquer l’effectif réel de la PNH. De même qu’il a évité de divulguer le nombre d’agents en détachement, mais a assuré que l’institution garde le contrôle de ce dispositif. Il a par ailleurs fait savoir que l’objectif de l’institution est « de parvenir à un ratio d’au moins deux policiers pour 1 000 habitants ».

André Jonas Vladimir Paraison a affirmé qu’il est prêt à discuter de cette question « off the record », expliquant que dans le contexte actuel où des éléments de la PNH sont engagés sur le terrain dans la bataille contre les gangs, débattre de cette question au grand jour peut avoir « d’autres répercussions ».

Aucun chef de gang notoire tuépourquoi ?

Jusqu’ici, malgré les opérations policières et la pénétration dans certains territoires contrôlés par les gangs, aucun chef de gang notoire n’a été neutralisé. 

« Sur le front, lors des opérations, nous n’avons jamais fait face à un chef de gang. Retrouver un chef de gang serait une aubaine pour la Police », a répondu Vladimir Paraison, interrogé à ce sujet. M. Paraison a expliqué que les chefs de gangs ne se trouvent généralement pas sur les théâtres d’opérations, préférant envoyer leurs subalternes en première ligne, les utilisant comme de la « chair à canon ».

Source : Le Nouvelliste

Lien : https://lenouvelliste.com/article/266079/les-gangs-controlent-72-de-la-zone-metropolitaine-selon-le-directeur-general-de-la-pnh

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