Cap Excellence en théâtre : la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane entrent en scène

Après les représentations de Michel Vuillamy, On rimèd pou Ti-Jan, pour le jeune public, le festival Cap Excellence en théâtre propose deux spectacles, mardi 5 mai en soirée, à Pointe-à-Pitre et à Baie-Mahault.

Le jeune public est convié, mardi 5 mai, à découvrir les marionnettes de Michel Vuillamy pour le spectacle On rimèd pou Ti-Jan. Jeune garçon au cœur vaillant, doit parcourir un chemin semé d’embûches pour tenter de trouver trois ingrédients magiques qui pourraient sauver sa mère malade. Deux représentations sont prévues, à 9 h 30 et 14 h 30, au centre culturel Gérard Lockel (Baie-Mahault).

La programmation de Cap Excellence en théâtre se poursuit en soirée avec deux pièces de théâtre : Noukantjé, à la salle George Tarer (Pointe-à-Pitre), à 19 heures, et Not Koko’s Notes, au centre culturel Sonis (Les Abymes).

Mise en scène par Rita Ravier (Martinique), d’après un texte de Madjanie Leprix, Noukantjé – néologisme qui signifie supplice, affliction, amertume, tourment, déchirement – fait exploser la figure antillaise de la femme « poto-mi­tan », en lui substituant une mère solo, Ena, qui boit et parle haut et fort dans l’espace public qu’elle transforme en arène.

Totalement ivre, saoule de ses mots, Ena livre sa peine, sa douleur et son désespoir face à la vie qui la malmène. Elle est seule face à l’incompréhension et la détresse de son fils Atoufy, orphelin de père. Ce fils se débat entre la disparition incompréhensible de son père et les scandales provoqués par sa mère alcoolique. Sur scène : Daniely Francisque, Giovanny Germany, Fiona Soutif.

Pointe-à-Pitre, salle George-Tarer. Mardi 5 mai, à 19 heures. Tél. 05 90 84 95 14.

Not Koko’s Notes, de Guyane aux Abymes

Spectacle parlé-chanté en français et créole guyanais surtitré, Not Koko’Notes est mis en scène par Valérie Goma, d’après un texte d’Elvis Bvouma.

Ça se passe là-bas, au village. Ça se passe entre elles, cette grand-mère et cette jeune fille. La fille veut aller en ville et elle risque de s’y brûler les ailes comme sa mère avant elle. Dans la capitale de ce pays, une simple chanson peut vous jeter en prison. Koko, invitée à se produire à une manifestation publique devant la Présidence, entonne de tout son cœur une chanson que sa grand-mère lui a apprise…

Et la voilà coupable d’avoir offensé les autorités de son pays. Jetée au cachot, puis contrainte à l’exil. « Atemengue » – complainte de la femme dont le ventre ne répond pas – est la chan­son qui fâche, cause de l’exil. Mais à qui appartient le ventre des femmes ?

La pièce est interprétée par Leslie Lambeau, Véronika Nugent, Alix Olivier, Roland Zeliam.

Les Abymes, centre culturel Sonis. Mardi 5 mai, à 20 h 30. Tél. 05 90 48 19 29.

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