La Cour d’Assises de Cayenne a condamné, Esly Pansa, 34 ans, à 30 ans de réclusion criminelle pour « tentative de vol à main armée ayant entraîné la mort » d’Hélène Tarcy-Cétout.

Le 8 avril 2024, la pharmacienne Hélène Tarcy-Cétout, âgée de 34 ans, a succombé à quatre coups de couteau à proximité de son officine, à Saint-Laurent du Maroni.
À la barre, l’accusé a résumé les faits : « J’ai vu qu’elle avait un sac. Je voulais lui retirer. Elle ne me l’a pas laissé. Je l’ai poignardée. » Le dernier coup, porté à la carotide alors que la victime est déjà à terre, lui a été fatal.
Au cours de l’audience, de nombreux témoins ont rappelé le parcours de la Saint-Laurentaise. Mariée, mère de quatre enfants, revenue dans sa ville natale après ses études, sapeur-pompier volontaire, Hélène Tarcy-Cétout était active dans le milieu associatif, investie auprès des personnes en situation de handicap et auprès des femmes victimes de violences conjugales.
La pharmacienne avait été reçue à Matignon un mois avant son meurtre à l’occasion du concours « 101 femmes entrepreneures ».
« Un sociopathe sans empathie »
L’accusé, marginal et toxicomane, qui a reconnu les faits, a été décrit comme « sociopathe (…), détaché des faits (…) et sans empathie » par l’expert psychiatre, avec un risque de récidive jugé « moyen à élevé ». Ses sœurs ont pointé sa violence, tandis que d’autres de ses proches ont refusé de témoigner, par peur de ses représailles.
Après deux jours de débats, la Cour d’Assises de Cayenne a condamné, Esly Pansa, 34 ans, à 30 ans de réclusion criminelle pour tentative de vol à main armée ayant entraîné la mort d’Hélène Tarcy-Cétout.

























