Rencontre hier de grande envergure, réunissant élus et le préfet accompagné des services de l’État. Serge Letchimy a présenté les pistes envisagées pour lutter contre les violences et le narcotrafic en Martinique : vidéosurveillance, formation policière, contrôle des frontières.
Et plus de gendarmes, de fonctionnaires de police et de fonctionnaires des douanes pour enrayer la montée de la violence souvent liée à la présence de gangs qui alimentent la Martinique en drogues et armes…
Le discours de Serge Letchimy est sans équivoque :
Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue avant la réunion, Serge Letchimy a souligné : « Je prends un exemple : est-ce qu’on a un réseau d’alertes qui puisse permettre de toucher très rapidement une famille qui se trouve en situation de détresse ? Est-ce qu’on a actuellement pensé qu’il faut complètement fermer les 45 portes d’entrée de drogue sur les côtes de la Martinique ? Est-ce que les policiers et les gendarmes sont suffisamment renforcés pour répondre à l’ampleur du problème, pour répondre au quotidien du problème ? C’est peut-être le cas, mais pour l’ampleur du problème, non, je ne pense pas. Il faut aller beaucoup plus loin. »
Josette Manin, conseillère territoriale, élue en charge de la Sécurité et de la Prévention à la CTM, qui l’accompagnait : « On n’a pas arrêté de travailler avec les communes, de travailler avec la justice, de travailler avec l’État, sur les mesures que nous avions envisagées tous ensemble. Je veux citer toutes les mesures qu’on a mises en place dans les collèges, avec le rectorat, pour protéger les scolaires, ou avec la justice sur la question de la prison. Donc, pour nous, c’est un cri d’alarme pour dire qu’on a besoin de plus. »
A l’issue de la réunion du jour, une plateforme de propositions sera élaborée par la CTM en vue de la Conférence régionale de sécurité prévue en Martinique la mois prochain.
























