Sur les marches de la préfecture, il y a les signataires du Bouclier Qualité Prix (BQP) 2016. Le préfet de Région Guadeloupe est entouré des représentants de grandes surfaces qui ont signé avec lui, mais aussi d’Yves Darreau, qui a mené les négociations, de Patrick Plantard qui a été dans ces négociations, de Jacqueline Favorinus, représentante des consommateurs.
Chaque année, il y a la présentation du Bouclier Qualité Prix (BQP). C’est un dispositif d’État de lutte contre la vie chère dans les départements d’Outre-mer qui garantit un prix maximal sur une liste de produits de grande consommation négociée chaque année avec les distributeurs.
Thierry Devimeux :
Le BQP de la Guadeloupe comprend 106 produits et ne doit pas dépasser 308 euros. Le préfet de Région Guadeloupe a insisté sur l’efficacité du dispositif puisque pour la troisième année consécutive, le prix global des trois paniers n’a pas augmenté « malgré un contexte inflationniste marqué » et des prix de l’alimentation en hausse (source INSEE) de 2% de mai 2025 à mai 2026.
Patrick Plantard, président de l’Observatoire des prix :
C’est un long travail de négociation qui est mené chaque année par l’Etat avec les distributeurs, personnes qui ne sont pas réputées céder facilement.
Pourtant, « malgré une augmentation de leurs coûts d’exploitation estimée à environ 4%, les enseignes signataires ont accepté de ne pas répercuter ces hausses sur les consommateurs dans le cadre du BQP », a relevé la préfecture.
Serge Nouÿ, de Super U Desmarais :
« Nous menons un vrai combat de survie de nos entreprises », a souligné Serge Nouÿ, rappelant les prix de certains produits importés vendus dans ses magasins, impactés, un temps par la guerre en Ukraine et aujourd’hui par le blocus du Détroit d’Ormuz. Ceci ajouté aux négociations difficiles avec des syndicats chaque année plus gourmands…
Yves Darreau, secrétaire général aux Affaires régionales, a expliqué que « le BQP conserve son prix tout en améliorant son contenu. »
Une référence supplémentaire, à la demande des associations de consommateurs, 20 pansements de marque distributeurs, a été ajoutée. De même, les cubes de thon surgelé ont été remplacés par des darnes de dorade, davantage plébiscitées par les consommateurs, tout comme les maquereaux en marques de sistributeurs ont été remplacés par des sardines de marque nationale.
Yves Darreau :
Quid des produits locaux ? Plus d’un quart des références sont issues de la production locale. Pour les hypermarchés, le panier comprend 28 produits locaux, soit 26,4% du panier.
Les observateurs ont constaté qu’il y avait moins de signataires que les autres années. « Les négociations du BQP 2026 ont principalement associé l’Etat et les enseignes de la grande distribution qui ont été les seuls à consentir un effort direct sur les prix des paniers. »




Comme l’a fait remarquer le préfet, « la lutte contre la vie chère ne peut toutefois reposer uniquement sur la distribution. »
C’est pour cela que, à la rentrée, le préfet réunira une conférence vie chère consacrée au développement de la production locale et à la structuration des filières. Cette conférence devrait réunir importateurs, grossistes, transporteurs maritimes, producteurs, industriels, distributeurs et collectivités.
Le but est d’identifier les leviers de réduction à chaque maillon de la chaîne d’approvisionnement et de construire les solutions durables au bénéfice des consommateurs guadeloupéens.
En attendant, dans le cadre du BQP, les négociations se poursuivent pour étendre le dispositif aux prestations de services automobiles et magasins de bricolage.
Jacqueline Favorinus, de l’UACAZ, a dit sa satisfaction de ce BQP dont le prix n’augmente pas d’année en année…






















