La commune de Tiburon, dans le département du Sud, fait face depuis environ trois mois à une sécheresse inquiétante.
Le manque de pluie affecte durement les activités agricoles et d’élevage. Des paysans ont déjà perdu leurs récoltes, certaines semences n’ont pas germé et plusieurs bêtes sont mortes faute d’eau et de nourriture. La situation inquiète les autorités municipales, qui appellent à une intervention rapide de l’État.
Rencontrée le mardi 11 août 2026, Idelie Denis, membre de la commission municipale intérimaire de Tiburon, témoigne de l’ampleur des pertes enregistrées dans la commune. « Cela fait plusieurs mois déjà que les paysans perdent leur bétail, notamment des vaches, à cause de la sécheresse », a-t-elle affirmé.
Cette période devait pourtant être celle des récoltes. Dans plusieurs plantations, les cultures ont été détruites par le manque de pluie. Certains paysans avaient semé sans parvenir à faire germer leurs graines, tandis que d’autres ont perdu des cultures arrivées à maturité. Les bananiers figurent parmi les plantations touchées.
L’élevage est lui aussi fortement affecté. « Les bêtes des paysans ne mangent pas. Les mangroves sont desséchées. Les animaux entrent dans les mangroves à la recherche de l’eau et de la nourriture et ne reviennent jamais. Ils meurent. », a rapporté Idelie Denis.
La baisse de la production agricole et les pertes dans le secteur de l’élevage ont également des conséquences sur l’alimentation des familles. Les habitants doivent dépenser davantage pour se nourrir, alors que la pêche, l’agriculture et l’élevage constituent les principales activités économiques de la commune.
Pour les autorités municipales, les moyens disponibles ne permettent pas de répondre à l’ampleur de la situation. « La communauté de Tiburon traverse une crise extrêmement difficile et demande le support immédiat de l’État central. Nous autres de la mairie, nous ne pouvons pas faire de grands efforts pour les aider », a affirmé Idelie Denis.
La poursuite de la sécheresse fait également craindre des difficultés aux familles à l’approche de la rentrée scolaire. « Si cela continue ainsi, la situation deviendrait chaotique pour la vie dans la commune et surtout pour l’ouverture de la nouvelle année scolaire. Ce sera extrêmement difficile, voire presque impossible », a-t-elle prévenu.
Source : Le Nouvelliste


























