Guadeloupe. On tan pou listwa, deux jours autour de l’histoire de la Guadeloupe 

Après On tan pou bigin, le Conseil départemental a organisé, On tan pou listwa, autour de l’histoire de la Guadeloupe au Fort Fleur d’Epée (Le Gosier), vendredi 25 et samedi 26 septembre.

Géré par le Conseil départemental, le site du fort Fleur d’Epée, au Gosier, s’est transformé en point de rendez-vous pour les amoureux d’histoire et ceux qui voulaient s’instruire sur l’histoire de la Guadeloupe. Mis en place pour valoriser les forts de Guadeloupe, l’événement On tan pou listwa a encouragé chacun à s’instruire sur la construction de la Guadeloupe et des peuples qui la constituent.

La visite du fort commençait par une exposition du musée Edgard-Clerc du Moule consacrée aux premiers habitants de la Guadeloupe, les peuples Kalinagos et Arawaks. L’accent a été mis sur la navigation des peuples Kalinagos et Arawaks : « Afin de montrer qu’il ne s’agit pas d’une histoire uniquement guadeloupéenne, mais d’une histoire antillaise et caribéenne grâce à la navigation », précise Susana Guimaraes, conservateur en chef du musée départemental d’archéologie Edgard-Clerc.

Des embarcations différentes, selon les peuples et les îles

Le public a participé à des ateliers.

L’exposition a détaillé les différentes embarcations et les voyages effectués par les peuples installés aux Antilles et dans la Caraïbe. « Pour ces peuples, les îles de la Caraïbe étaient considérées comme un territoire dans lequel on se déplace en naviguant. Ils échangeaient des matériaux, se mariaient… ». Les pirogues étaient construites à partir de troncs d’arbres. Grâce à différentes inventions, ces embarcations différaient en fonction des peuples et des îles.

La seconde exposition portait sur les us et coutumes des Amérindiens, y compris comment leur alimentation a évolué avec l’arrivée des différents peuples africains et européens.

La dernière exposition était dédiée à l’archéologie coloniale et à son développement, depuis ses débuts jusqu’à nos jours.

Jessie, venue avec son compagnon, a particulièrement apprécié l’exposition sur les objets anciens. « Je suis venue m’instruire et j’ai beaucoup appris grâce aux différentes expositions, commente-t-elle. C’était un très bon moment pour nous ! ».

Les deux journées étaient marquées par deux temps forts, la conférence-débat du vendredi sur la thématique, Regards croisés sur les traces de l’histoire de la Guadeloupe, et le spectacle HDN-Opéra d’un tout monde, mis en scène grâce à une adaptation de l’œuvre, Histoire de nègre, d’Edouard Glissant, par Gilbert Laumord.

La conférence-débat, Regards croisés sur les traces de l’histoire de la Guadeloupe, a réuni plusieurs intervenants.

La conférence a réuni de nombreux professionnels : David Laporal, Katarina Jacobson, Aness Garrush, Patricia Braflan-Trobo, Jean-Luc Romana et Claude Hotin. « Cette conférence a permis de déconstruire beaucoup d’idées reçues. Evidemment, ce n’est pas en une manifestation que nous allons changer les choses, mais cela peut permettre de faire comprendre que notre histoire est plus grande que l’esclavage et qu’il faut en être fiers », poursuit Fabienne Bassien-Capsa, chargée de mission de valorisation des forts au Conseil départemental.

Tafari Tirolien

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