Ary Chalus, président du Conseil régional, a été jugé en juin à Paris. La décision sera rendue mercredi.
De quoi s’agit-il ?
D’un détournement de fonds commis, selon le Parquet National Financier (PNF), au détriment d’une part de l’Assemblée nationale quand Ary Chalus était député et d’autre part de la ville de Baie-Mahault dont il était maire.
Ary Chalus avait plaidé le 29 juin, après trois jours de procès, à la fois l’erreur, la méconnaissance des textes et un manque de vigilance.
Il avait cependant reconnu une partie des faits reprochés et remis un chèque de 25 000 euros à l’avocat de l’Assemblée nationale, pour solde de tout compte. Il avait de même remboursé la ville de Baie-Mahault dès le début de l’enquête.
L’Assemblée nationale pour l’exemple avait maintenu la plainte et réclamé le reliquat. Tout comme la ville de Baie-Mahault demandant 1 euro symbolique.
Sa fille Natacha, à l’époque assistante parlementaire auprès de son père, encourt 6 mois de prison avec sursis et 25 000 euros d’amende.
La compagne d’Ary Chalus aussi poursuivie n’a pas comparu. Elle sera appelée une autre fois.
En juin, le représentant du Parquet national financier avait requis trois ans d’emprisonnement avec sursis, 100 000 euros d’amende, l’interdiction pendant 5 ans de tout emploi dans la fonction publique et 5 ans d’inéligibilité, assortie de l’exécution provisoire.
Cette exécution provisoire implique que M. Chalus, s’il était condamné, se verrait dans l’obligation de quitter immédiatement ses fonctions.
Aux alentours de 7 heures demain matin il saura. On saura.






















