Caraïbe. Albert Ramdin pour la lutte contre les gangs et une approche globale de l’insécurité en Haïti

Le secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin, favorable à la poursuite de la « lutte contre les gangs », a souligné qu’il ne faut pas se concentrer uniquement sur cet aspect parce que la sécurité « comporte plusieurs facettes et dimensions », en interview avec Le Nouvelliste, à Washington, mercredi 27 août.

« Dans l’architecture de la feuille de route, la sécurité est le premier élément. À notre avis, tout le monde se concentre uniquement sur les gangs. Nous devons lutter contre les gangs. Mais la sécurité comporte plusieurs facettes et dimensions », a dit Albert Ramdin. « Il faut couper leur source de revenus. L’argent, les armes. Il faut sécuriser le port et la zone maritime. Quelqu’un travaille-t-il là-dessus ? », s’est interrogé le secrétaire général de l’OEA qui est favorable à une approche holistique. « L’une des priorités est de sécuriser les routes d’accès vers le port. Quelqu’un travaille-t-il là-dessus ? », s’est encore interrogé Ramdin, peu avant ses réunions avec le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aime, et d’autres officiels haïtiens dont certains ont la charge de la sécurité publique.

Pour Albert Ramdin, « il faut avoir des unités de police dans les communautés (des bases avancées) avec des moyens de transport, suffisamment de points de contrôle protégés. La lutte contre les gangs doit se poursuivre. C’est certain. C’est une question d’application de la loi. En fin de compte, c’est la PNH qui doit assurer la sécurité, il faut donc faire plus, au moins doubler ses effectifs et mieux l’équiper », a soutenu le secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin.

Jeudi 28 août 2025, à l’ONU, les États-Unis ont proposé un changement important dans les efforts en cours visant à aider Haïti à reprendre le contrôle des territoires dominés par les groupes criminels. Le Panama et les USA ont proposé de remplacer l’actuelle MMAS dirigée par le Kenya par une force plus agressive baptisée « Force de répression des gangs ». Cette force, selon la proposition soumise aux États membres du Conseil de sécurité, aura un nouveau mandat, davantage de policiers et une autonomie élargie vis-à-vis de la Police nationale haïtienne (PNH).

La nouvelle mission aurait un plafond de 5 500 agents en uniforme et 50 civils. Les salaires des troupes continueraient d’être financés par des contributions volontaires à l’ONU, mais le soutien logistique serait assuré par un nouveau Bureau d’appui des Nations unies en Haïti, selon un projet de résolution que les États-Unis et le Panama ont commencé à faire circuler ce jeudi. 

Ce scénario avait été évoqué dès février 2025 par le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, afin de doter la mission multinationale d’un appui logistique et opérationnel durable. Le projet prévoit une transition de la mission kényane vers cette nouvelle force pour une durée initiale de 12 mois, à compter de l’adoption de la résolution. Des négociations doivent s’ouvrir dans les prochains jours au Conseil de sécurité.

Source : Le Nouvelliste

Lien : https://lenouvelliste.com/article/259414/albert-ramdin-pour-la-lutte-contre-les-gangs-et-une-approche-globale-de-linsecurite-en-haiti

Facebook
Twitter
LinkedIn
WhatsApp
Email

Actualité

Politique

Economie

CULTURE

LES BONS PLANS​