« Il n’y aura plus ni pétrole ni argent pour Cuba. Plus rien ! » a averti le président américain Donald Trump.
Ce dimanche, le président américain Donald Trump a publié un message sur son compte Truth Social recommandant au régime cubain de négocier « avant qu’il ne soit trop tard ».
Le président a rappelé que l’île avait été soutenue, pendant de nombreuses années, par d’importantes quantités de pétrole et d’argent en provenance du Venezuela. En échange, le régime castriste fournissait des « services de sécurité » aux deux derniers dictateurs vénézuéliens, Hugo Chávez et Nicolás Maduro.
« Mais c’est terminé ! » a insisté Trump. « La plupart de ces Cubains sont morts suite à l’attaque américaine de la semaine dernière, et le Venezuela n’a plus besoin de la protection des voyous et des extorqueurs qui l’ont pris en otage pendant tant d’années. »
Depuis le début de l’étroite alliance Cuba-Venezuela au début des années 2000, le régime cubain a systématiquement nié la présence de troupes, d’agents de renseignement, de personnel de sécurité ou d’opérations militaires sur le territoire vénézuélien.
Mais l’opération menée par Washington le 3 janvier pour capturer Nicolás Maduro et son épouse, la députée Cilia Flores, a fait voler en éclats la mascarade, La Havane étant contrainte de reconnaître la mort de 32 agents cubains faisant partie de la sécurité du dictateur.
À cet égard, le message de Trump avertit que le Venezuela bénéficie désormais de la protection des États-Unis et de leur armée, la plus puissante du monde.
« Il n’y aura plus ni pétrole ni argent pour Cuba. Plus rien ! Je vous conseille vivement de parvenir à un accord avant qu’il ne soit trop tard », a insisté le président.
Le député cubano-américain Carlos Giménez (républicain de Floride) a partagé la publication de Trump sur les réseaux sociaux, ajoutant son propre avertissement à la tyrannie cubaine.
« La dictature cubaine a été prévenue. Son temps est compté. On dit souvent « il ne faut pas s’en prendre à Cuba » ? Eh bien, il ne faut pas s’en prendre aux États-Unis. Préparez-vous. Dieu, la Patrie et la Liberté. Vive Cuba libre ! Que Dieu bénisse l’Amérique ! » il a écrit.
Régime castriste : dans le collimateur
L’attention de Trump pour Cuba s’est intensifiée ces dernières semaines, notamment après la capture de Maduro. Jeudi dernier, lors d’un entretien avec le journaliste et animateur Hugh Hewitt, le président a déclaré que le gouvernement cubain « ne tient qu’à un fil » et traverse de « graves difficultés », tout en maintenant que la pression sur La Havane est déjà à son maximum « à moins d’intervenir et de bombarder cet enfer ».
Trump a tenu ces propos lorsque Hewitt lui a demandé s’il était temps d’« accroître la pression » sur « cette dictature policière » et a même évoqué la possibilité d’une « mise en quarantaine », comme Washington l’avait fait avec le Venezuela. Le président a répondu qu’il ne voyait aucune marge de manœuvre pour durcir davantage la politique sans recourir à une action militaire directe : « Je ne pense pas qu’il puisse y avoir de pression plus forte que d’intervenir et de bombarder cet enfer », a-t-il déclaré.
Dans sa réponse, Trump a lié la situation intérieure du régime cubain à la détérioration de ses relations avec le Venezuela et a réaffirmé que l’île dépendait de ce soutien. « Son essence même, son existence, c’était le Venezuela », a-t-il déclaré.
Interrogé directement par Hewitt sur la possibilité d’une chute de Miguel Díaz-Canel, à l’instar du dirigeant iranien Ali Khamenei dans un scénario hypothétique, Trump a répondu par l’affirmative et a développé son analyse de la fragilité du régime. « Oui. Je pense que Cuba est au bord du gouffre. Cuba est en grande difficulté », a-t-il déclaré.
Le président a toutefois nuancé sa prédiction quant à l’effondrement final du régime, reconnaissant que de telles prédictions étaient répétées depuis des décennies. « Je pense que Cuba est vraiment en grande difficulté. Mais, vous savez, on dit ça depuis des années, à vrai dire, à propos de Cuba », a-t-il fait remarquer. Il a ensuite ajouté : « Cuba est en difficulté depuis 45 ans et (…) elle n’est pas encore tombée. Mais je pense qu’elle s’en approche dangereusement. »
Source : Cubanet























