Epargne. Livret A et LEP : de nouveaux taux au 1er février

Le taux du livret A est abaissé à 1,5 % et celui du livret d’épargne populaire (LEP) passe à 2,5 % à compter du 1er février 2026.

Conformément à la préconisation du gouverneur de la Banque de France, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, fixe le taux du livret A à 1,5 % au 1er février 2026 (contre 1,7 % auparavant).

Ce taux reste supérieur à l’inflation (+0,8 en décembre 2025). « Le pouvoir d’achat des ménages est ainsi préservé », indique Bercy. Par ailleurs, les caractéristiques du livret A restent très avantageuses : disponibilité des fonds à tout moment, absence de risque de perte en capital grâce à la garantie de l’État, intérêts exonérés de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux…

Ce support d’épargne joue également un rôle central dans le financement de l’économie du pays, avec des fonds qui permettent notamment de financer le logement social et la politique de la ville, ou encore le développement de l’économie sociale et solidaire.

Un « coup de pouce » pour soutenir l’épargne populaire

Le taux du livret de développement durable et solidaire (LDDS), dont la rémunération est identique au taux du livret A, évolue lui aussi à 1,5 % au 1er février 2026. Le taux du livret jeune ne peut être inférieur à celui du livret A.

La rémunération du LEP s’établit à 2,5 % au 1er février 2026, au lieu de 1,9 % selon la formule de calcul réglementaire.

Les épargnants éligibles au LEP bénéficient ainsi d’un « coup de pouce » supplémentaire, avec +0,6 point de pourcentage par rapport au taux de la formule de la Banque de France*.

Que finance l’épargne ?

Quel que soit le profil de risque de l’épargnant, l’argent ne dort jamais sur un compte. Les intermédiaires financiers (banques, assureurs, fonds d’investissement) réinvestissent systématiquement les fonds pour financer les besoins en capitaux :

  • des entreprises (à travers l’achat d’actions, d’obligations ou en fournissant des prêts bancaires),
  • des ménages (en fournissant des crédits)
  • des administrations publiques (à travers l’achat de la dette souveraine).

Ainsi sur 10 euros de patrimoine financier des Français, l’allocation finale se décompose en :

  • 4 euros investis dans le capital des entreprises (actions). Ce montant global représente, d’une part, l’argent investi par les épargnants pour acquérir des actions en bourse (deux euros), et d’autre part, les capitaux investis par les entrepreneurs dans leur propre entreprise (deux euros),
  • 3 euros investis dans les obligations (la dette) des administrations publiques et des entreprises, essentiellement françaises,
  • 2 euros pour financer des prêts aux ménages et aux entreprises,
  • 1 euro pour la trésorerie des intermédiaires financiers.

Par exemple, en plaçant l’épargne dans un livret A, les Français participent indirectement au financement du logement social et d’autres infrastructures en France. De la même manière, en investissant dans des fonds euros sur un contrat d’assurance-vie, l’épargne permet de financer, en partie, la dette de l’état et de ses administrations. 

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