Après cinq réunions infructueuses concernant les NAO (Négociations annuelles obligatoires) entre les organisations représentatives patronales et les organisations représentatives salariales de la filière canne-sucre-rhum, la situation ne s’est pas arrangée alors que le début de la récolte sucrière a été annoncé pour le 19 février.
Le syndicat UGTG a tenu une conférence de presse pour informer sur la situation.
Selon le syndicat UGTG, les organisations patronales sont en train de forcer la main des travailleurs de la filière canne-sucre-rhum afin qu’ils débutent la récolte sucrière avant que les négociations soient faites.
Les NAO ont eu lieu mais n’ont emmené aucune progression en cinq rencontres. La raison est la présence d’un représentant qui ne fait plus partie d’aucune organisation syndicale représentative, ce qui, affirme le syndicat, « est contraire à la loi. »
Selon le syndicat, cet homme « dont la présence a été forcée par les organisations patronales était présent afin de faire capoter les négociations dans le but de mettre la pression sur les travailleurs alors que la date de début de récolte approche à grand pas. »
« Chaque année ils font la même chose », assure Maïté Hubert M’Toumo secrétaire générale de l’UGTG.
Le début de la récolte a été annoncée par Nicolas Philippot, directeur général de Gardel, « alors même que les NAO étaient au point mort. »

Une pratique dénoncée par les organisations syndicales de travailleurs qui affirment qu’il s’agit « d’une manipulation des lois qui visent à bâcler les NAO et notamment les NAO de branche. »
« Entre les départs à la retraite non remplacés, les pertes d’emplois à Marie-Galante, la baisse de production à l’usine Gardel, les travailleurs ont un grand nombre de revendications qui n’ont pas encore été discutées. »
Ils dénoncent notamment que les chiffres clés de la filière n’ont pas été transmis aux syndicats afin qu’ils puissent préparer les NAO. « Si vous nous demandez le nombre de cannes broyées sur les trois dernières années nous ne pouvons pas vous le donner car les documents ne nous ont jamais été remis », affirme Lucien Sapho, responsable du secteur Agriculture de l’UGTG.
Maïté Hubert M’Toumo
« Les NAO sont convoquées par les organisations patronales qui attendent sciemment le dernier moment pour le faire afin de placer les travailleurs dos au mur et les forcer à effectuer la saison avec des négociations bâclées », explique Maïté Hubert M’toumo.
Tafari Tirolien
























