Guadeloupe. Carnaval : Plus de moyens et une sécurité assurée jusqu’à 20 heures à Pointe-à-Pitre

Le préfet de Guadeloupe, Thierry Devimeux, a présenté les nouvelles mesures qui devraient permettre de mieux sécuriser le carnaval à Pointe-à-Pitre.

L’homicide du 4 janvier qui a entaché le début de la saison carnavalesque soulève autant d’interrogations sur les moyens de remédier durablement aux faits de violence en Guadeloupe, qu’il impose une réponse urgente et conséquente.

Au 8 janvier, la Guadeloupe enregistre déjà trois homicides. « Ces drames, qui ne sont pas liés au carnaval, doivent nous inciter à réfléchir à cette violence endémique en Guadeloupe. Cette escalade de la violence n’est pas tolérable, a commenté Thierry Devimeux. Narcotrafic, précarité, violence… les indicateurs montrent qu’en Guadeloupe, la société souffre. Toute la société doit se retrousser les manches et se dire « plus jamais ça ! » Ensembe, nous devons mieux travailler contre la violence en notamment en renforçant l’accompagnement des jeunes, comme l’a proposé Guy Losbar, président du Conseil départemental. »

Le préfet de Guadeloupe, Thierry Devimeux a annoncé, jeudi 8 novembre, les nouvelles mesures qui devraient permettre de mieux sécuriser le carnaval à Pointe-à-Pitre, dès dimanche 11 janvier. Des décisions concertées avec les parlementaires, les élus de Cap Excellence, de la ville de Pointe-à-Pitre, les présidents des conseils départemental et régional.

« Je respecte le choix des carnavaliers, a indiqué le préfet Thierry Devimeux. Ma réponse est de faire en sorte que les défilés se déroulent sans incident interne, ni aux abords, en mettant les moyens pour un carnaval de jour, plus sécurisant pour les familles et sans mineurs dans les rues après 20 heures. »

Police nationale, gendarmerie, drone, hélicoptère

Dans un premier temps, les horaires du carnaval seront fixés de 15 à 20 heures.

Ensuite, les effectifs des forces de sécurité seront doublés avec 70 policiers nationaux qui recevront le renfort d’un peloton de gendarmerie. À ces moyens humains, viendront s’ajouter des moyens techniques : survols de drones de la Police nationale et l’hélicoptère de la gendarmerie.

Par ailleurs, en plusieurs points du parcours, les effectifs de sécurité seront plus importants :

  • boulevard Légitimus
  • rue Frébault
  • rue Duplessis
  • place de la Victoire.

Enfin, les moyens humains et matériels des collectivités locales sont également sollicités en appui : polices municipales des Abymes et de Baie-Mahault, en plus de celle de Pointe-à-Pitre, déjà mobilisée, l’éclairage supplémentaire du circuit, la mise en place de camions pour « limiter les risques d’intrusion de deux-roues sur le circuit, explique Thierry Devimeux. L’Etat agit bien que s’il est accompagné par les collectivités locales. »

« L’autorité régalienne doit prendre le dessus »

Enfin, les moyens humains et matériels des collectivités locales sont également sollicités en appui : polices municipales des Abymes et de Baie-Mahault, en plus de celle de Pointe-à-Pitre, déjà mobilisée, l’éclairage supplémentaire du circuit, la mise en place de camions pour « limiter les risques d’intrusion de deux-roues sur le circuit, explique Thierry Devimeux. L’Etat agit bien que s’il est accompagné par les collectivités locales. »

Des discussions sont actuellement en cours avec le cabinet du ministre de l’Intérieur pour obtenir des renforts de forces de gendarmerie et d’équipes cynophiles.

Représentant Eric Jalton, président de Cap Excellence, Francesca Faithful a dit sa satisfaction à l’annonce du renforcement des effectifs pour garantir la sécurité des carnavaliers et des spectateurs. « Dimanche prochain ne sera pas un dimanche comme les autres », a -t-elle souligné.

Pour Harry Durimel, maire de Pointe-à-Pitre, au-delà de ces mesures ponctuelles, « il faut s’inscrire dans une action sur le long terme pour résoudre le problème de la violence qui est beaucoup plus profond. Nous sommes dans une spirale de violence étrangère au carnaval : l’autorité régalienne doit prendre le dessus. » 

Harry Durimel a également annoncé que le prochain CLSPD* se tiendrait en présence du préfet, de la procureure Caroline Calbo, mais aussi des présidents du Conseil régional et départemental pour « prendre des mesures préventives et stopper le mal à la racine ». Il appelle Guy Losbar, Ary Chalus, Jocelyn Sapotille, président de l’Association des maires, à se faire entendre.

Cécilia Larney

*CLSPD : conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance
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