Guadeloupe. Crise sociale : le monde économique a présenté au préfet ses nombreuses difficultés

Le préfet de la région Guadeloupe, Thierry Devimeux, a présidé une réunion avec le monde économique vendredi 23 octobre à la CCI-IG à Pointe-à-Pitre afin d’échanger sur les difficultés rencontrées par ceux-ci, notamment durant cette période de manifestation sociale : aucune résolution concrète n’a été proposée à l’issue d’une réunion de plus. 

Cette réunion s’est concentrée dans un premier temps sur un constat des difficultés rencontrées notamment à cause du mouvement social dirigé par le collectif Nou Las Palé depuis 8 jours. Les entreprises connaissent des pertes de chiffres d’affaire, essentiellement dans la zone industrielle de Jarry à Baie-Mahault, zone concernée par de nombreux barrages bloquant l’accès aux chefs d’entreprises, aux employés et aux consommateurs. 

Thierry Devimeux :

Par ailleurs, la réunion a été appelée par le préfet de région afin qu’il présente les actions menées dans d’autres domaines pour améliorer la situation dans le secteur de l’eau et dans le secteur du bâtiment, avec la proposition de la Charte de la commande publique.

Aucune mesure concrète n’a été prise au cours de cette réunion qui avait l’objectif de recenser les difficultés afin de discuter de potentielles solutions. Le préfet de région a annoncé la mise en place d’une cellule d’écoute pour les entreprises avec la Direction du Travail, et celle des Finances publiques. Cette cellule devrait permettre, selon Thierry Devimeux, de prendre en compte les difficultés des entreprises afin de trouver des solutions « de moratoire ou d’adaptation de leurs échéances. » 

La libération de la Voie Verte au cœur
d’une interrogation : qui va payer ? 

La réunion s’est également penchée sur la fermeture de la Voie Verte, accès privilégié à la zone industrielle de Jarry bloqué depuis le début des manifestations par des déchets contaminés à l’amiante.

« Quand il y a des déchets qui contiennent de l’amiante, ça change complètement la donne. Pour les évacuer, il faut des entreprises habilitées, il faut les mettre dans un endroit habilité, tout cela va coûter très cher et une des questions qui se pose, c’est : « qui va payer ? » On peut penser que celui qui les a mis devrait peut être les enlever et payer. C’est un débat que je n’ai pas tranché », déclarait Thierry Devimeux. 

Le préfet ouvert à une rencontre
avec le collectif NLP s’ils le veulent

Le préfet de région a affirmé qu’il était prêt à rencontrer les membres du collectif NLP qui a débuté le mouvement social. Il a affirmé que plusieurs membres du collectif étaient invités à prendre part à la réunion du jour, mais qu’ils ne sont pas venus.

« Ils n’ont pas souhaité se rendre à cette réunion pourtant il y avait beaucoup de monde. Effectivement, le président de la Fédération régionale du Bâtiment et des TP de Guadeloupe, José Gaddarkhan, n’était pas là. Est-ce que le collectif ne veut pas ou ne veut plus me parler, je ne sais plus… On verra .», affirmait-il. 

Jean-Yves Ramassamy :

L’absence de certains acteurs du monde économique a d’ailleurs été considérée comme un frein à une potentielle avancée vers une fin de conflit. Pour Jean-Yves Ramassamy, président de l’Union des organisations professionnelles de la Guadeloupe, il faut que tous les secteurs se rencontrent avec les élus et le collectif afin d’arriver le plus rapidement possible vers une fin de conflit. 

Tafari Tirolien 

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