Yoan Cabidoche, vice-président des Jeunes Agriculteurs de Guadeloupe, Sidney Henery, secrétaire général, membre du Conseil d’administration des Jeunes Agriculteurs (bureau national) pour la Guadeloupe, Loïc Bourdy, secrétaire général adjoint, ont pris la parole pour dire le malaise de la structure face à la Région Guadeloupe dans le dossier des fonds FEADER.

Que se passe-t-il ? Les Jeunes Agriculteurs est un syndicat agricole. Il est en première ligne dans une discussion qui réunit, depuis un an, ce syndicat de défense des jeunes agriculteurs guadeloupéens et les services administratifs de la Région Guadeloupe.
En cause des fonds européens FEADER, qui servent à soutenir l’installation des jeunes agriculteurs, qui devraient être versés et qui ne le sont pas depuis trois ans. Or, la Région Guadeloupe est l’autorité de gestion de ces fonds qu’il faut conquérir de haute lutte après avoir rempli un dossier complexe.
Un logiciel de gestion, imposé par Bruxelles, ne fonctionne pas depuis trois ans, semble-t-il. En fait, une plateforme dénommée Europac, sur laquelle les agriculteurs déposent leur dossier ne fonctionne pas. « Certains dossiers, déposés depuis juin 2024, ne sont toujours pas instruits ni conventionnés aujourd’hui en 2026. Ce retard est inadmissibe », accusent les Jeunes Agriculteurs.
« Nous demandons que l’ensemble des dossiers, au titre des 19 mesures du FEADER puisse être déposés sans difficultés logistiques liées à la plateforme de dépôt, soient traités dans les meilleurs délais et que les crédits correspondants soient effectivement mobilisés. Dès lors qu’un dossier est complet et conforme, il doit faire l’objet d’un conventionnement rapide. Les demandes de paiement complètes doivent ensuite être instruites et réglées dans un délai maximal de six semaines, afin de préserver la trésorerie des bénéficiaires et de permettre la réalisation des investissements dans les délais prévus. »
Faute d’aides, les jeunes qui veulent s’installer, après avoir entendu les sirènes de la souveraineté alimentaire, déclenchées par les élus, l’Etat, etc. se désespèrent.

Yoan Cabidoche, vice-président des Jeunes Agriculteurs de Guadeloupe :
Un témoignage, celui de Loïc Bourdy, secrétaire général adjoint des Jeunes Agriculteurs de Guadeloupe, est tout autant poignant :
Sidney Henery, secrétaire général, membre du Conseil d’administration des Jeunes Agriculteurs (bureau national) pour la Guadeloupe, va aller plus loin, accusant :
Cette situation peut devenir explosive à tout moment : « Les nerfs sont tendus et la coupe est pleine, alors il est temps d’arrêter de faire passer les agriculteurs pour des ignares. Tout jé sé jé, mè jouwé an fès a makak pa jé ! »
« Si nos demandes ne sont pas respectées, nous appellerons à une mobilisation générale de la population guadeloupéenne pour défendre l’avenir de notre agriculture, l’avenir des hommes et des femmes qui luttent au quotidien pour nourrir le peuple et défendre nos droits », menacent-ils.
A suivre.

























