Guadeloupe. La CNRBT obligé de se séparer de trois de ses salariés

C’est le président Prosper Congré qui donne l’alerte. « Sans piscine régulière depuis 9 ans avec la fermeture du grand bassin de celle de Rivière-des-Pères à Basse-Terre, le Cercle des Nageurs de la Région de Basse-Terre qui tenait jusque-là sur ses réserves financières avec ses 6 salariés dois, désormais, depuis du 1er mars, ne se contenter que de… 3 salariés ! »

50% de perte de ressources humaines qui viennent s’ajouter à trois autres pertes de salariés enregistrées ces deux dernières années et qui sont la conséquence d’une diminution de moyens logistiques pour opérer, d’une chute de ressources financières, de la très forte baisse d’adhésions, de la fermeture de sections et d’activités et de la grosse diminution de commandes.

Des perspectives englouties

« Le CNRBT ne veut pourtant pas mourrir et donner raison à ceux qui s’acharnent à sa perte.
Le CNRBT qui existe et s’est toujours battu depuis 1979, bientôt 50 ans, a anticipé ces difficultées monstrueuses en se retournant vers la mer.
Depuis octobre 2017, le club s’est « déporté » sur la plage de Rivière-Sens à Gourbeyre et avec l’accompagnement des équipes municipales respectives de la commune et celles du Conseil départemental s’est réorienté vers le sauvetage et le secourisme tout en maintenant une initiation, un apprentissage et un perfectionnement des activités de natation scolaire, de loisir, de santé et de bien-être.

Un secteur d’avenir quand on sait que 60% de nos enfants ne savent pas nager, qu’il en est de mêmes pour 2 adultes sur 3, que 2% seulement de nos sites de baignades disposent d’un poste de surveillance et d’un poste de secours, que la quasi totalité de nos communes ne détiennent pas d’une Réserve Communale de Sécurité Civile et qu’ajoutés à tout cela on note chez nous une forte pousée d’obésité, de surpoids et de maladies cardiovascilaires.

Il y a, par conséquent, de la marge.

Le CNRBT a l’avantage d’être agréé, de bénéficier d’un Centre de Formation, d’experts formés qui ont fait leurs preuves dans tous ces champs de compétence, de disposer en son sein de ressources humaines professionnelles, bénévoles, volontaires désireuses de poursuivre le travail accompli jusque là en continuanr de remplir ses missions, tenir ses engagements et participer ainsi à son devoir et son mérite de porter sa pierre à l’édifice d’une cohésion sociale au sein d’une sociéte guadrloupéenne qui a besoin de tous ses enfants pour se construire et se développer.
Encore faudrait‐il que tous les obstacles soient franchis, que tous les défis soient relevés, que tous les challenges soient remportés et tout ceci dans la plus grande des sérénités.
»

La Base de sauvetage et de secourisme doit être une priorité, affirme Prosper Congré qui précise : « C’est en ce sens que la Base de sauvetage et de secourisme de Rivière-Sens à Gourbeyre doit être une priorité. Cette base est vitale pour sauver ce qui reste à sauver.
Des enfants, des familles entières, des études, des formations, des emplois, des vies… tout simplement.
Depuis 2 mois, la base est dans le noir. Une obscurité dangereuse qui vient, entre autres aléas, bloquer l’agrandissement de la structure, perturber ainsi son fonctionnement et ralentir son développement.
Le CNRBT serait-il marqué d’une malédiction ?
Chaque fois qu’il réussit à franchir un palier, un autre se dresse devant lui !
Jusqu’où ? Jusqu’à quand ?
Il est d’une urgence impérieuse que toutes les bonnes volontés, toutes les autorités, toutes les instances, tous les pouvoirs, se mettent aux côté du CNRBT pour fédérer toutes les énergies et vaincre définitivement tous les obsctacles, y compris ceux des bateaux « clandestins » de « nantis privilégiés » « hors la loi » qui viennent s’incruster dangereusement dans un environnement où doivent pourtant régner sécurité et sérénité sur la plage de Rivière Sens.
Il est grand temps que cesse cette anarchie qui ne peut que nous nuire et nous diviser.
»

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