Après avoir rencontré les syndicats agricoles liés à la filière canne, en octobre, le préfet Thierry Devimeux s’est rendu à la rencontre de plusieurs acteurs industriels, cette fois, de cette filière au cours de la journée de mercredi. Cette visite a permis de faire un point sur l’activité et les projets du producteur d’énergie Albioma et de l’usine sucrière Gardel.
Après un passage à la distillerie Damoiseau, le préfet s’est rendu à Albioma au Moule pour visiter l’entreprise qui crée de l’énergie à partir de la canne et de la mélasse. Albioma représente environ 800 millions d’euros de chiffre d’affaires et produit 28 % de l’électricité de la Guadeloupe. Au niveau de cette production, l’électricité est à 95 % renouvelable; l’objectif étant d’atteindre la barre de 100% avant l’année 2030. L’autonomie peut être envisagée d’ici 2050.
Produire de l’énergie à partir de déchets
Outre la production d’énergie à partir de biomasse, Albioma souhaite, dans les prochaines années, produire de l’énergie à partir de déchets qui sont appelé combustibles solides de récupération ou CSR. Actuellement, ce projet est bloqué par le fait qu’il nécessite que plusieurs acteurs soient prêts à travailler de concert afin de le mener à bien. Il faut notamment que les deux syndicats de collecte de déchets, Syvade et Sinnoval, terminent leur business plan afin de lancer cette nouvelle filière.
« Nous sommes actuellement en discussions avec le Conseil régional pour mettre en place ce projet afin de produire suffisamment de CSR pour nourrir la chaudière d’Albioma », explique Thierry Devimeux. Selon les estimations, il faudrait produire environ 65 000 tonnes de CSR pour nourrir cette chaudière.
Thierry Devimeux :

La visite du préfet s’est poursuivie à Gardel, où la canne est transformée en sucre. Gardel collecte environ 85% de la canne du territoire. Il s’agit de la plus grosse industrie agroalimentaire de la Guadeloupe. Cette année, la campagne sucrière commencera le 16 février avec l’objectif d’inverser la tendance des trois dernières années qui ont été mauvaises en terme d’organisation et de chiffres, notamment ceux de la richesse saccharine. On prévoit que 450 000 tonnes de cannes devraient être collectées jusqu’au 30 juin.
Gardel travaille parallèlement sur un projet de production bio qui a commencé depuis plusieurs années. Actuellement, ce projet est bloqué par l’incapacité d’obtenir un label « bio » en raison de certaines lois européennes.
Nicolas Philippot :
Tafari Tirolien
























