Plusieurs syndicats étaient réunis pour une grande journée de manifestation, mardi 29 septembre, aux Abymes.
Depuis le complexe sportif de Boisripeaux (Les Abymes), l’intersyndicale a organisé une marche de contestation « contre le gel des salaires des fonctionnaires et l’inaction de l’Etat ». La marche a marqué deux arrêts : devant le rectorat et la caserne des pompiers à Dothémare, avant de rejoindre Boisripeaux.
« Ki yo vlé ki yo vlé pa travayè an lari-la ! », c’est en scandant ce slogan que le cortège intersyndical composé de l’UNSA, du SNUIPP, SNCL, de la CGTG, du SNEP FSU, de la FSU Guadeloupe et de FO a quitté le complexe sportif de Boisripeaux en direction de la zone de Dothémare et du rectorat, lieu de la première pause de cette marche de contestation. Les agents de la fonction publique ont manifesté contre « le gel du point d’indice de calcul du salaire des agents » et pour « réclamer une amélioration des conditions de travail dans la fonction publique, ainsi qu’une augmentation des moyens matériels et humains réservés aux différents métiers. »
Baisse du pouvoir d’achat
Cette grande manifestation annoncée depuis quelques jours vient répondre à de nombreuses semaines d’inaction du gouvernement face aux revendications défendues par les syndicats depuis plusieurs mois.

Les agents de la fonction publique se plaignent de la perte de leur pouvoir d’achat en raison de la stagnation des salaires qui ne suit pas l’inflation qui sévit. Par ailleurs, de nombreux secteurs de la fonction publique sont concernés par des coupes budgétaires avec des conséquences que les syndicats déplorent.
« Nous attendons une rencontre avec le ministère de la fonction publique pour ouvrir des négociations salariales pour l’ensemble des fonctionnaires de la fonction publique titulaires et contractuels ainsi que l’ouverture du débat sur les conditions de travail », affirme Dauniphane Caraibe, Secrétaire général de l’UNSA Guadeloupe.
Infrastructures sportives dégradées, insécurité…
Représentés par le syndicat SNEP FSU, les professeurs d’EPS ont pris part à la manifestation pour réclamer de meilleures conditions de travail pour les professeurs et les élèves. Le syndicat pointe du doigt une dégradation globale des infrastructures sportives où se déroulent les cours d’EPS, qui représentent un danger pour les élèves sur plusieurs plans.
Par ailleurs, les professeurs d’EPS dénoncent la montée de l’insécurité, y compris aux abords des installations sportives situées à l’extérieur des établissements scolaires.
Selon le rectorat, en fin de matinée, mardi 29 septembre, le mouvement de grève a été suivi à 21,19 % pour l’ensemble de l’académie ; 30,33 % dans le premier degré et 21,18 % dans le second degré, avec 74 écoles fermées et 8 établissements du second degré bloqués.
Les syndicats affirment que la manifestation marque le début d’une série à venir. Une nouvelle mobilisation est annoncée pour le 7 novembre.
Tafari Tirolien
























