Après les nuits d’émeutes des 17 et 18 octobre, au cours desquelles des barrages ont été érigés, des magasins pillés et incendiés, des forces de l’ordre visées par des armes à feu, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou a réagi.
« À la suite des graves incidents survenus ces derniers jours, notamment en Guadeloupe, à La Réunion et en Martinique, j’ai souhaité faire un point ce soir avec les préfets dans les Outre-mer sur la situation et les moyens mobilisés pour assurer la sécurité de la population.
Mes premières pensées vont aux habitants, aux commerçants et à tous ceux qui subissent les conséquences de ces événements.
J’exprime également mon soutien le plus ferme aux policiers, aux gendarmes et aux personnels de secours engagés sur le terrain. Plusieurs ont été blessés. Je pense à eux et à leurs familles et leur dis toute ma reconnaissance. Rien ne justifie qu’on s’attaque à ceux qui risquent leur intégrité physique pour protéger les autres.
Je sais les difficultés du quotidien, les inquiétudes sur la vie chère, le carburant, les attentes des jeunes sur leurs conditions d’études. Ces préoccupations sont légitimes et appellent des réponses concrètes. Nous y travaillons chaque jour.
Mais on ne peut pas prétendre défendre le pouvoir d’achat et l’égalité des droits en pillant des magasins, en empêchant des salariés d’aller travailler ou en pénalisant les familles que l’on prétend défendre.
J’en appelle donc à la responsabilité de chacun. Manifester est un droit. Vivre, circuler et travailler en sécurité aussi. L’État continuera de garantir ces libertés et de protéger la population avec l’engagement des représentants de l’État et des élus locaux que je salue.
Nos territoires ont besoin de solutions, pas de nouvelles destructions, pas de nouvelles agressions. »
























