Une nouvelle défection dans l’équipe municipale pointoise.
« Par la présente, je vous notifie ma décision irrévocable de démissionner, avec effet immédiat, de mes fonctions de Deuxième adjoint au maire de la Ville de Pointe-à-Pitre. »
Le courrier est signé François Pellecuier. Depuis un moment déjà, quoique assistant aux conseils municipaux, François Pellecuier, commerçant pointois, président de l’Union des Commerces et Services Pointois, était muet. On sentait que le courant ne passait plus entre cet élu et le maire, Harry Durimel.
Que s’est-il passé ? « Ma conviction est désormais totale : la gouvernance actuelle conduit Pointe-à-Pitre dans une impasse grave , démocratique, financière et morale », accuse M. Pellecuier.
Il poursuit son argumentation : « Depuis l’intérieur de l’exécutif municipal, j’ai alerté, proposé, argumenté. J’ai tenté d’infléchir une trajectoire que je jugeais dangereuse pour la ville et pour ses habitants. Ces alertes ont été ignorées, minimisées, neutralisées, comme si la lucidité était devenue un délit et la diffamation une protection. »
Et encore : « Les décisions se sont prises dans un cercle restreint, où la concertation est un mot creux, la transparence une illusion, la compétence un détail gênant. Vous avez instauré, l’art consommé de la réunion sans débat et du consensus sans pensée. »
L’amélioration des finances communales ? François Pellecuier balaie : « La communication officielle sur la prétendue amélioration des finances communales repose sur une triple gageure :
- un plan COROM mis en place par l’État qui efface la dette, faisant de vous l’artisan de rien du tout
- brader le patrimoine municipal
- avoir contribué à assoir une fiscalité confiscatoire. »
« Certains, poursuit-il, doivent encore penser que l’illusion suffit, quand la ville demeure plus que fragile. »
Et de lister : « Insalubrité chronique, sentiment d’insécurité, désorganisation économique, perte d’attractivité, déclassement touristique qui guette, chaussées, trottoirs, caniveaux en piteux état. Voilà le véritable bilan municipal, celui que les Pointois vivent chaque jour dans les rues. »
François Pellecuier ne quitte pas la politique. Il change d’équipe.
« Parce que Pointe-à-Pitre mérite mieux que des slogans recyclés, je rejoins l’équipe du Projet Pointois mené par Monsieur Loïc Martol. Le Projet Pointois incarne une autre méthode : transparence, responsabilité, travail collaboratif. Il porte une ambition claire pour la sécurité, la propreté, le développement économique, la redynamisation du centre- ville et la reconquête de l’attractivité de toute la ville de Pointe-à-Pitre.
L’avenir de Pointe-à-Pitre appelle un sursaut; il est temps de passer du théâtre d’ombres à la lumière des projets. »
Conclusion : « Afin de me consacrer pleinement à la satisfaction des attentes légitimes des Pointoises et des Pointois aux côtés de Monsieur Loïc Martol, je me libérerai de mes responsabilités à l’USCP le moment venu.
Ma démission est un acte de rupture. »
Le Projet Pointois, par la voie d’un communiqué de Loïc Martol, prend acte et accueille avec un plaisir non dissimulé François Pellecuier dans son équipe de campagne.
« Le Projet Pontois salue le courage politique de Monsieur François Pellecuier qui a toujours été force de propositions pour le développement
économique et peu entendu au sein de la majorité actuelle. Nous prenons acte de cette rupture avec la majorité en place.
Par ailleurs, nous avons également noté sa volonté de se libérer de ses responsabilité au sein de l’USCP (Union des Services et Commerces Pointois)
afin d’être pleinement disponible pour les pointoises et les pointois. C’est aussi cette vision que nous partageons pour garantir à chaque association de commerçants et aux chefs d’entreprises, de pouvoir être entendus, écoutés, au nom de l’intérêt général. »

























