La Ville de Petit-Bourg a souhaité « apporter des éléments de compréhension clairs et apaisés concernant les interventions en cours au port de la Vinaigrerie. »
Celles-ci s’inscrivent dans un projet global, cohérent et progressif d’aménagement du littoral, engagé depuis plusieurs
années.
Un projet pensé dans la durée
La commune mène une démarche structurée de requalification de son front de mer, organisée par étapes successives
afin de tenir compte :
- Des contraintes techniques,
- Des exigences environnementales,
- Des capacités financières de la collectivité, tout en respectant les usages existants et en maintenant le
dialogue avec les usagers.
Phase 1 – Structuration et professionnalisation du port
Cette première phase a permis :
- La création d’une zone technique portuaire,
- L’installation de racks de stockage à sec de bateaux (notre photo),
- La réalisation d’une mise à l’eau fonctionnelle,
- La construction d’un hangar de 400 m², dédié au stockage et aux activités de réparation nautique.
Cette étape a marqué une montée en qualité et en sécurité des usages portuaires.
Phase 2 – Restructuration urbaine et paysagère
La seconde phase a porté sur la requalification de la promenade littorale, avec pour objectifs :
- Favoriser la détente et la déambulation,
- Permettre la réappropriation du site par les habitants,
- Maintenir une cohabitation harmonieuse avec les usages portuaires.
Cette phase a contribué à redonner au front de mer une vocation à la fois fonctionnelle et conviviale.
Phase 3 – Réhabilitation du bassin de mouillage et des quais
La troisième phase, en cours de préparation et de mise en œuvre, vise :
- La réhabilitation du bassin de mouillage,
- La mise en place de pontons flottants,
- La sécurisation des accès,
- L’amélioration des conditions d’accueil et d’usage pour les plaisanciers.
Le projet a été présenté au conseil portuaire le 23 mai 2025, en présence des six membres représentants du Comité Local des Usagers Permanents du Port (CLUPP), parmi lesquels M. Eddy DAMAS, président de l’Association Plézansyé Vinégri Ti-Bou (APVTB). Les orientations, le phasage et les contraintes réglementaires ont été exposés à cette occasion.
Une situation connue et assumée
Dans l’attente de la réalisation complète des travaux de réhabilitation, la Ville de Petit-Bourg a fait le choix assumé de maintenir la gratuité de l’eau et de l’amarrage dans le port. Cette disposition est formalisée dans la convention d’occupation de poste d’amarrage, signée entre la Ville et les usagers, et tient compte de l’état actuel des équipements.
Une intervention ciblée et encadrée
Au regard des arrivées massives de sargasses en 2025, ayant entraîné une accumulation sur le fond du bassin et une gêne significative pour la circulation des embarcations, la Ville a engagé une opération de nettoyage du bassin de mouillage.
Le démarrage de ces travaux a été fortement perturbé par des conditions climatiques et maritimes défavorables. Les améliorations météorologiques récentes ont permis la mise en œuvre effective du chantier.
Cette intervention relève d’une procédure spécifique prévue par l’article R.214-44 du Code de l’environnement.
Un dossier préalable a été transmis à la DEAL, appuyé par une note descriptive et méthodologique établie par la société SATP-AMIANTEX, titulaire du marché de collecte et de transport des sargasses.
La DEAL a formulé un avis favorable début décembre 2025.
Si les usagers et associations ont alerté la Ville sur la situation, c’est également lors d’échanges sur le terrain que la Direction de la mer a pu tenir informé le président de l’APVTB des actions engagées et des démarches en cours auprès des acteurs économiques et institutionnels.
Une action publique responsable
Dans le droit fil des orientations présentées lors des réunions du CLUPP et du Conseil portuaire, la Ville de Petit-Bourg a toujours veillé à partager les informations et les avancées en présence de l’ensemble des parties concernées. Aujourd’hui, la collectivité poursuit la mise en œuvre de son plan d’action, avec :
- Transparence,
- Un lien constant avec les services de l’État,
- Le respect du droit de l’environnement,
- Et un dialogue maintenu avec les usagers, le tissu associatif et les riverains.


























