Le parquet de Pointe-à-Pitre a renforcé l’équipe des magistrats et greffiers de permanence pour faire face à l’augmentation des interpellations et gardes à vue suite aux violences urbaines, particulièrement intenses, dans la nuit du 17 octobre.
Les nuits de samedi 17 et dimanche 18 octobre ont été marquées par des dégradations et pillages de magasins, des barrages et violences sur les forces de l’ordre.
Le parquet de Pointe-à-Pitre a apporté 70 réponses pénales à ces faits, qualifiés de « participations à un groupement violent, entraves à la circulation, violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, vols et recels de vols », après enquêtes des services de police et de gendarmerie.
Au regard de la gravité des faits et des antécédents des suspects :
- 26 ont été déférés pour réponses rapides, notamment lors de l’audience supplémentaire de comparution immédiate qui s’est tenue mardi 20 octobre.
- Des peines de travail d’intérêt général, de sursis et jusqu’à 30 mois d’emprisonnement ont été prononcés ;
- 34 mis en cause ont été convoqués pour être jugés en audience ultérieure.
- 10 faits ont été classés sans suite en l’absence d’éléments suffisants de preuve sur la participation des suspects.
Dans un communiqué, Caroline Calbo, procureure de la République, précise que « l’activité criminelle a été particulièrement chargée ces derniers jours (vols avec arme, notamment à domicile, un meurtre et des tentatives de meurtre avec arme à feu), qui a également mobilisé les services de police judiciaire (police et gendarmerie) et l’équipe du parquet. »























