Selon Santé publique France, le nombre de cas cliniquement évocateurs de chikungunya reste faible.
Depuis la détection du premier cas de chikungunya à la fin du mois de janvier, 81 cas ont été biologiquement confirmés par les laboratoires hospitaliers et de ville, majoritairement dans le secteur du Littoral ouest (89 %) dans lequel 8 foyers sont actuellement suivis. Le secteur passe en phase de « transmission sporadique ».
Le nombre de cas cliniquement évocateurs vus en consultation dans les CDPS (Centres délocalisés de prévention et de soins) et hôpitaux de proximité, ainsi que le nombre de passages aux urgences pour chikungunya dans les trois sites du CHU, restent faibles.
La surveillance hospitalière a permis d’identifier 22 cas hospitalisés dont 1 seule forme sévère, « classement provisoire en attente de classification définitive par les infectiologues », précise Santé publique France. Aucune hospitalisation n’a été enregistrée depuis deux semaines.
Parmi les cas identifiés, l’âge médian était de 27 ans et le tiers (36 %) était âgé de 3 à 14 ans. Par ailleurs, 12 (55 %) présentaient des facteurs de risque et/ou des comorbidités : hypertension artérielle, obésité, grossesse, diabète ou autres.
Sept secteurs sous surveillance
La surveillance du chikungunya est organisée par secteur. La Guyane est ainsi divisée en 22 communes réparties sur 7 secteurs.
- Secteur du Littoral ouest

Le Littoral ouest concentre la majorité des cas de chikungunya (89 %), localisés dans plusieurs communes du secteur.
Au cours de la dernière semaine, 10 nouveaux cas ont été confirmés et 3 ont d’ores et déjà identifiés au cours de la semaine en cours.
Actuellement, 8 foyers sont suivis à Saint-Laurent, chacun regroupant 2 à 5 cas confirmés. La zone de circulation du virus dans le secteur est en expansion avec une nouvelle légère augmentation du nombre moyen de cas par foyer.
La semaine dernière, 34 consultations pour cas cliniquement évocateurs de chikungunya ont été estimées à partir du réseau de médecins sentinelles du secteur. Les urgences du Centre hospitalier de l’Ouest Guyanais (CHOG) ont enregistré moins de 5 passages pour cas cliniquement évocateurs. La situation épidémiologique du Littoral ouest correspond à une phase de foyers épidémiques.
- Secteur de l’Ile de Cayenne
Sur l’Ile de Cayenne, depuis le premier cas de chikungunya détecté début février, 3 cas avaient été biologiquement confirmés, tous importés du Suriname. La semaine dernière, 1 nouveau cas biologiquement confirmé a été investigué : ce cas ne s’était pas déplacé hors de l’Ile de Cayenne. La situation épidémiologique de l’Ile de Cayenne passe en phase de transmission sporadique.
- Secteur des Savanes
Dans le secteur des Savanes, 3 cas ont été biologiquement confirmés dont 2 autochtones et 1 indéterminé depuis fin janvier. Deux communes différentes sont concernées. Le secteur des Savanes est en phase de transmission sporadique.
- Secteur du Maroni
Dans le secteur du Maroni, 1 cas a été biologiquement confirmé. Il n’a pas pu être déterminé si ce cas était autochtone ou importé. Le secteur du Maroni est en phase de transmission sporadique.
- Secteurs de l’Intérieur, de l’Intérieur Est et de l’Oyapock
Aucun cas biologiquement confirmé de chikungunya n’a été enregistré dans les secteurs de l’Intérieur, de l’Intérieur Est et de l’Oyapock. La situation épidémiologique correspond à une phase de veille épidémiologique.























