Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a pris la parole à la tribune de l’ONU, vendredi 25 septembre, à l’occasion de la 81e Assemblée générale.
À cette occasion, le chef du gouvernement haïtien a placé l’organisation des élections parmi les principaux engagements de son administration et réaffirmé sa volonté de mettre un terme à la transition politique.
Après une longue séquence consacrée à la sécurité, le chef du gouvernement a établi un lien direct entre le rétablissement de la sécurité et le retour à l’ordre démocratique.
« La sécurité doit aussi nous permettre d’honorer le deuxième engagement majeur de mon gouvernement : les élections », a déclaré Alix Didier Fils-Aimé.
Le Premier ministre a évoqué son appartenance à une génération ayant connu la dictature et placé « tant d’espoirs dans la démocratie après 1986 », avant de voir ces attentes se heurter, selon lui, « à l’instabilité politique et aux transitions à répétition ».
C’est dans ce contexte qu’il a présenté la tenue des élections comme le moyen de rompre avec ce cycle. Devant les représentants des États membres des Nations unies, le chef du gouvernement a assuré que le processus électoral était déjà engagé en vue de garantir des élections « crédibles, transparentes et démocratiques ».
Il a énuméré plusieurs étapes déjà franchies : mobilisation des ressources nécessaires, ouverture des centres d’inscription, inscription des citoyens, agrément de partis et groupements politiques et accomplissement par les candidats des formalités nécessaires à leur participation au scrutin. Il n’a toutefois pas évoqué le calendrier électoral ni les réflexions en cours pour un amendement du décret.
Alix Didier Fils-Aimé a également insisté sur la participation des femmes et des jeunes au processus électoral, ces derniers étant appelés à prendre leur place comme électeurs, candidats et acteurs de la démocratie.
Le Premier ministre a par ailleurs affirmé que des mesures avaient été prises pour préserver l’intégrité du processus. « La violence, les réseaux criminels, les financements illicites et ceux qui les soutiennent ne doivent trouver aucune voie d’accès aux urnes », a-t-il déclaré.
Le chef du gouvernement s’est aussi engagé à respecter l’indépendance du Conseil électoral provisoire tout en lui fournissant l’appui nécessaire à l’accomplissement de sa mission. Au-delà du renouvellement des dirigeants, Alix Didier Fils-Aimé a présenté le scrutin comme un enjeu déterminant pour la sortie de la transition. « Ces élections ne concernent pas seulement le prochain gouvernement. Elles concernent l’avenir d’Haïti », a-t-il soutenu, prenant l’engagement devant la communauté internationale de « rendre la parole au peuple haïtien par les urnes ».
Source : Le Nouvelliste
























