Fini les rumeurs sur les intentions de Michel Joseph Martelly de redevenir président d’Haïti.
Le 56e chef de l’État haïtien est officiellement prétendant à la magistrature suprême sous la bannière du groupement politique Debloke. Il est parmi les 16 hommes inscrits sur la plateforme en ligne du Conseil électoral provisoire (CEP) au 16 octobre 2026.
Musicien de konpa, connu sous le nom de Sweet Micky, Michel Martelly a dirigé le pays du 14 mai 2011 au 7 février 2016. Il reste une figure controversée de la vie politique nationale. Sa candidature intervient quelques mois après son bref passage en Haïti en juillet 2026. Le 20 juillet, M. Martelly était dans les carrés du juge instructeur de la cour d’appel de Port-au-Prince, Jean Denis Cyprien, dans le cadre du supplément d’information ordonné dans le dossier de l’assassinat du président Jovenel Moïse. Il avait quitté le pays le 30 juillet depuis Cap-Haïtien, à destination de la Floride.
Michel Martelly, candidat aux prochaines élections, fait l’objet de sanctions de trois partenaires internationaux d’Haïti.
Le Canada a ouvert la série en novembre 2022. Le premier ministre Justin Trudeau avait annoncé, lors du Sommet de la Francophonie en Tunisie, des mesures visant un ancien président et deux anciens premiers ministres. Michel Martelly, Laurent Lamothe et Jean Henry Céant ont ensuite été nommés. Ces mesures comprenaient notamment le gel d’avoirs et des interdictions de voyage.
Le 20 août 2024, le département du Trésor américain, par l’intermédiaire de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), l’a sanctionné en vertu de l’ordre exécutif 14059, relatif au trafic international de drogues illicites. Washington lui reprochait des faits présumés de trafic de drogue, de blanchiment d’argent et de parrainage de gangs. Ces sanctions restreignent notamment l’accès aux services financiers américains.
Le 15 décembre 2025, le Conseil de l’Union européenne a à son tour adopté des mesures restrictives. Elles visaient Michel Martelly, l’ancien président du Sénat Youri Latortue, l’ancien sénateur Rony Célestin et le gang « 5 Segond », dirigé par Johnson André, alias Izo. Bruxelles invoquait l’implication dans la violence des gangs et des violations des droits humains.
À l’interne, l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) a ciblé l’ancien président pour fausses déclarations de patrimoine. Elle a recommandé des poursuites judiciaires. Des organisations comme Ensemble contre la corruption (ECC) ont aussi réclamé des enquêtes sur les biens de l’ancien chef d’État et de ses proches.
Source : Le Nouvelliste
























