La Cité internationale des arts accueille trois lauréats de Guadeloupe à Paris

À l’initiative de la Direction des Affaires Culturelles de la Guadeloupe, Daniel Nlandu Nganga, Joëlle Ferly et Brice Lautric seront en résidence artistique à la Cité internationale des arts (Paris) à partir du 4 septembre.

La convention établie entre la DAC Guadeloupe et la Cité internationale des arts (Paris) permet, pour la deuxième année consécutive, à des auteurs, artistes, commissaires d’exposition…, de bénéficier d’une résidence artistique de trois mois, à partir du 4 septembre.

Après Florence Poirier NKPA, artiste plasticienne, Kra Kouassi, artiste plasticienne, et Jérôme Sainte-Luce, artiste plasticien, en 2022, la session 2023 a permis de sélectionner Daniel Nlandu Nganga, réalisateur, Joëlle Ferly, artiste plasticienne et commissaire et Brice Lautric, artiste plasticien.

Spectacle vivant, arts visuels, cinéma…

Daniel Nlandu Nganga, réalisateur.

« Ce dispositif s’inscrit dans les mesures de soutien à la création dont l’objectif est d’offrir aux lauréats du programme un espace de vie et de travail, un soutien financier et un environnement artistique propice pour mener à bien un projet, dans ses phases de recherches et de production, durant trois mois », précise Nathalie Gauthier, conseillère arts plastiques, musées et cinéma, interlocutrice de la Cité internationale des arts à la DAC Guadeloupe.

Interdisciplinaires, ces résidences d’artistes sont accessibles aux artistes, auteurs du spectacle vivant, des arts visuels, du cinéma, des écritures… résidant en Guadeloupe. Les lauréats sont sélectionnés suite à un appel à candidatures diffusé sur le site de la Cité internationale des arts.

Jusqu’en 2025…

Grâce à ce partenariat, les résidents bénéficieront d’un accompagnement sur-mesure, de rencontres mensuelles et d’entretiens individuels avec des artistes et des professionnels de la culture.

Joëlle Ferly, plasticienne, commissaire d’exposition.

Les artistes bénéficient de la mise en disposition à titre gracieux d’un atelier logement sur le site du Marais de la Cité internationale des arts, de la prise en charge du montant du transport aller-retour à destination de Paris, d’une bourse de vie mensuelle, d’un accompagnement artistique et professionnel.

Le partenariat entre la Cité internationale des arts et la DAC Guadeloupe a donné lieu à une convention jusqu’en 2025. « En dehors de l’intérêt artistique du projet, précise Nathalie Gonthier, lors de l’examen des dossiers, nous prenons en compte l’opportunité de la présence de l’artiste à Paris à ce moment-là pour rencontrer des interlocuteurs, se perfectionner… ».

Une opportunité appréciable pour les lauréats de poser les bases de leurs futurs projets de recherche ou de création, voire d’étoffer leurs techniques de travail.

Cécilia Larney

Au programme de leur résidence

  • Pour Daniel Nlandu Nganga, réalisateur, co-producteur, les 3 mois à la Cité internationale des arts sera l’occasion de développer l’écriture d’un projet documentaire consacré aux influences guadeloupéennes de la funk. « J’aimerais surtout consacrer un portrait à Jacques-Fred Petrus, Guadeloupéen de Sainte-Anne, qui a été un grand producteur de funk dans les années 1970/80 aux Etats-Unis, indique Daniel Nlandu Nganga. Je vais me focaliser sur l’écriture : c’est intéressant de pouvoir se confronter à d’autres visions, d’autres façons d’écrire un documentaire. Je vais aussi rencontrer des personnes qui pourront m’apporter plus d’éléments sur Jacques-Fred Petrus… J’en profiterai aussi pour démarcher des diffuseurs. »
Brice Lautric, plasticien.
  • Plasticienne, commissaire d’exposition, Joëlle Ferly mettra à profit son séjour à la Cité internationale des arts pour réécrire le scénario d’un film dédié à Princesse Hyman, athlète guadeloupéenne, vice-championne d’Europe du lancer de disque.
  • Diplômé du Campus caribéen (Martinique), Brice Lautric, plasticien, accueille cette résidence comme une nouvelle étape dans le développement de sa pratique artistique. « J’ai un travail en cours sur la photographie avec plusieurs techniques et je souhaite aussi m’orienter vers la sérigraphie qui fait l’objet d’ateliers à la Cité internationale des arts », annonce Brice Lautric.
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