Le magazine Horizons explore la dimension sociale et mémorielle des « Mas » à travers le parcours du collectif Mas Ka Klé… depuis les faubourgs de Pointe-à-Pitre jusqu’à l’île de Gorée.
En Guadeloupe, le carnaval structure la vie sociale du premier jour de l’année jusqu’au mercredi des Cendres. Au sein de cet événement populaire, les « group a po » occupent une place spécifique. Le film s’attache à suivre l’un d’entre eux : Mas Ka Klé, l’un des mouvements les plus importants de l’île, ancré aux Abymes. Véritable structure transgénérationnelle, le groupe propose une alternative au récit colonial en célébrant les ancêtres africains par la danse et la musique.

Le documentaire relate le déplacement inédit des musiciens de Mas Ka Klé au Sénégal pour leur première participation au Carnaval de Dakar. Sous la conduite de son président, Jean-Michel Samba, le collectif confronte ses rythmes à ceux du continent.
Ce voyage met en lumière les similitudes entre le ka antillais et le Sabar sénégalais, soulignant les influences mutuelles qui perdurent malgré l’éloignement géographique. Le point d’orgue de ce parcours initiatique est la visite de la Maison des Esclaves sur l’île de Gorée.
En franchissant symboliquement « la porte du retour », le film illustre la capacité de la musique à transcender l’histoire et à apaiser les traumas liés à la déportation.
Mardi 3 février, à 20.10 sur Guadeloupe La 1e























