Musique. Vibes a péyi-la : l’album jazz aux sonorités de la Guadeloupe de Jocelyn Ménard

Présenté en avant-première à Paris, le 21 février, l’album, produit par Continuo Musique, donnera lieu à un concert en Guadeloupe, jeudi 12 mars, à La Créole Beach Hôtel & Spa (Le Gosier).

Le nouvel album, Vibes a péyi-la, du saxophoniste, compositeur et arrangeur d’origine canadienne, Jocelyn Ménard sorti sur toutes les plateformes musicales, le 27 février.

Comment avez-vous conçu cet opus ?

Vibes a péyi-la est la suite de mon album précédent de jazz, Terre Mère, qui était un triptyque. Ce nouvel album est vraiment dans la continuité de Terre Mère. Les musiciens et la chanteuse ne sont pas les mêmes, sauf le musicien Sonny Troupé.

On retrouve Klod Kiavué, Régis Thérèse, Leedyah Barlagne… avec qui vous aviez déjà collaboré…

Oui, en 2023, nous avons joué au Canada, à Toronto, sans avoir fait d’enregistrement. Donc, pour l’album Vibes a péyi-la, cela a été très facile d’enregistrer car tout le monde connaissait le répertoire.

L’album comprend 10 titres. Parlez-nous en !

À part le titre Lenbé, déjà enregistré sur l’album précédent, il n’y a pas de reprises. Sur Vibes a péyi-la, le titre s’appelle Blé Lenbé avec des paroles de Véronique Hermann Sambin. La première fois, quand je l’ai enregistré sur Terre Mère, le titre Blé était exclusivement instrumental.

Vibes a péyi-la est un album inspiré par la Guadeloupe ?

Beaucoup, puisque j’habite en Guadeloupe depuis 38 ans ! Depuis mon album précédent, j’ai vraiment axé mes compositions sur des rythmes de la Guadeloupe et, plus largement, du bassin caraïbéen, mais toujours avec une couleur jazz.

Et vos racines canadiennes ?

Elles y sont aussi avec le côté jazz parce que j’ai étudié dans une université et j’ai joué beaucoup de musique de jazz au Canada. C’est ce côté blues et jazz.

Pour ce nouvel album, vous êtes accompagné par le producteur Continuo Musique et vous avez donné une première prestation à Paris ?

Pour la sortie d’album, on a joué en live, le 21 février, au Baiser salé pour deux concerts. Précédemment, le 12 février, j’ai joué à la Maison des étudiants canadiens.

J’ai souvent joué au Baiser salé, une salle intéressante, avec un concept très ouvert sur la musique fusion, donc africaine ou caraïbéenne. Cela fait plusieurs années que j’y suis invité. C’est un lieu qui invite régulièrement les artistes venant de la diaspora. C’est toujours un plaisir d’y retourner.

Mais, à la Maison des étudiants canadiens, c’était aussi très, très sympa. La salle était pleine. On a joué devant beaucoup d’étudiants venant de différents horizons. C’était vraiment sympa.

Vous avez une date prévue en Guadeloupe, le 12 mars…

Oui, il y a un concert de sortie d’album, jeudi 12 mars à La Créole Beach, au Gosier, où j’ai l’habitude de jouer. L’équipe de l’album sera pratiquement au complet. Régis Thérèse, indisponible, sera remplacé par Fabrice Fanfant. Mais, tous les autres membres qui font partie de l’album seront là pour le premier concert officiel de sortie en Guadeloupe. Nous verrons ensuite, quelles autres dates peuvent être proposées.

Des tournées en dehors de la Guadeloupe sont envisageables ? Au Canada, par exemple ?

Peut-être pas une tournée, parce que voyager avec une équipe de six musiciens, c’est très lourd. Je pense que j’irai au Canada en juillet. Je vais présenter l’album, mais peut-être avec des musiciens installés au Canada. Il y a de plus en plus de musiciens d’origine guadeloupéenne qui vivent à Montréal. Je connais deux batteurs guadeloupéens qui sont là-bas, des bassistes, donc on pourra constituer une équipe : la communauté antillaise à Montréal est assez développée.

Le jazz caribéen peut-il permettre aux terres antillaises de continuer à briller dans le domaine musical ?

On y travaille depuis déjà quelques années avec la fusion, le jazz, les musiques créoles. Le jazz caribéen est très représentatif avec déjà plusieurs ambassadeurs : Tropic Fusion, Sonny Troupé qui a sorti plusieurs albums, il y a évidemment Arnaud Dolmen. Il y a eu les albums du Caraïbe Jazz Ensemble, à la Martinique, Fal Frett. Depuis plusieurs années, le jazz créole est aussi porté par Mario Canonge qui a sorti des albums, Jacques Schwarz-Bart… Et moi, je m’inscris dans cette continuité. C’est un style qui commence à s’imposer de plus en plus. Je suis content que Vibes a péyi-la soit produit par Continuo Musique, une maison de disques française, distribuée à l’international, notamment au Japon où l’album a été expédié. On verra si le jazz caribéen plait aux Japonais : ce serait une ouverte intéressante. C’est l’objectif !

Mais, j’ai confiance : beaucoup de musiciens antillais jouent de plus en plus un peu partout sur la planète.

Entretien : Ingrid de la Brière

Concert, jeudi 12 mars, à 20 h 30, à La Créole Beach Hôtel & Spa (Le Gosier)

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