PAR JEAN-PHILIPPE COURTOIS*
« Fusillade devant le lycée Jardin d’Essai : quatre personnes interpellées dont un mineur »
Jusqu’à quand allons-nous accepter l’inacceptable ?
Une nouvelle fois, des coups de feu. Une nouvelle fois, des armes. Une nouvelle fois, des jeunes confrontés à la violence.
Et cette fois encore, c’est aux abords d’un établissement scolaire.
Heureusement, le bilan humain fait état d’un blessé léger. Mais devons-nous attendre qu’un jeune perde la vie pour prendre enfin la mesure de la gravité de ce phénomène ?
Je ne veux pas m’habituer à ces nouvelles. Je refuse que nous finissions par considérer comme presque ordinaires des fusillades, des armes qui circulent et des jeunes qui se retrouvent confrontés à cette violence.
Jusqu’à quand allons-nous laisser faire?
Combien faudra-t-il encore de coups de feu ? Combien faudra-t-il encore de jeunes exposés à des armes à feu pour que nous décidions collectivement que cela suffit ?
J’ai une pensée particulière pour le jeune blessé et sa famille, mais également pour les élèves, les enseignants et tous ceux qui ont vécu cette scène avec la peur de voir le pire se produire.
Je salue le travail des forces de l’ordre qui sont intervenues et qui ont procédé à plusieurs interpellations.
Mais, ces interventions, aussi nécessaires soient-elles, ne peuvent pas constituer notre seule réponse. Il faut désormais s’attaquer avec détermination à la circulation des armes et à ceux qui les font entrer dans nos quartiers et entre les mains de nos jeunes.
Car, derrière chaque arme qui circule, il y a le risque d’un drame. Et aujourd’hui, ce risque s’est encore manifesté aux abords d’un lycée.
Il faut agir avant.
Il faut renforcer la prévention. Il faut protéger davantage nos établissements scolaires. Il faut donner aux forces de sécurité les moyens d’agir.
Et surtout, il faut arrêter de banaliser.
Je le dis avec gravité, mais aussi avec une réelle colère : combien de temps encore allons-nous accepter que des armes à feu s’invitent dans le quotidien de notre jeunesse ?
Une arme à feu devant un lycée, ce n’est pas un simple fait divers.
C’est un signal d’alarme.
Et je refuse que nous attendions qu’un élève soit tué devant son établissement pour prendre pleinement la mesure de ce qui est en train de se passer.
Nous devons réagir maintenant, avant que le prochain fait divers ne soit un drame irréparable.
Il est temps d’arrêter de compter les coups de feu et de commencer à compter les actes.
*Maire de Capesterre Belle-Eau, premier vice-président du Conseil départemental
























