La Commission européenne a validé la possibilité de renouveler 16 catégories de navires de pêche en Guadeloupe, Martinique, à La Réunion et à Mayotte.
La Commission européenne a validé l’ouverture des aides à la modernisation pour 16 catégories de navires de pêche ultramarins. Cette décision ouvre des possibilités de soutien aux investissements attendus depuis près de 10 ans par les professionnels du secteur. L’Etat financera 50 % de ce soutien, à égalité avec les régions. Les pêcheurs concernés pourront déposer leurs dossiers pour bénéficier des régimes d’aides dès l’ouverture des guichets régionaux.
Les lignes directrices européennes pour le renouvellement des flottes de pêche dans les Outre-mer conditionnent l’octroi d’aides au respect d’un équilibre entre les capacités de pêche et le bon état des ressources halieutiques. C’est dans ce cadre, substantiellement révisé ces derniers mois à la demande de la France pour mieux prendre en compte les spécificités des Outre-mer, que la Commission européenne a étudié la situation des flottes de pêche ultramarines.
Au total, 16 segments de flotte répartis sur quatre territoires bénéficieront de ce dispositif :
- Guadeloupe : 7 segments de flotte éligibles ;
- Martinique : 4 segments ;
- La Réunion : 4 segments ;
- Mayotte : 1 segment éligible.
La Guyane bénéficie depuis 2024 d’un dispositif dédié, notifié et validé en amont compte tenu des défis spécifiques liés à la pêche illégale des pays tiers dans ses eaux.
Une décision attendue depuis 2022
« Cette décision de la Commission européenne va permettre de poursuivre le renouvellement de la flotte de pêche attendu depuis 2022 par les professionnels en Outre-mer, a déclaré Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer. La pêche constitue un secteur économique stratégique et un élément-clef de la souveraineté alimentaire de nos territoires ultramarins. Il faut poursuivre la mobilisation pour que ce dispositif soit une réalité concrète pour tous les navires ciblés et tous les territoires. »
Les discussions se poursuivent au niveau européen pour garantir l’ouverture de nouvelles catégories à l’avenir dans les Outre-mer, notamment en Martinique, pour une meilleure prise en compte des besoins des professionnels de la pêche en matière de modernisation de la flotte, notamment dans le cadre de la révision de la politique commune des pêches et du prochain cadre financier pluriannuel.
Benjamin Haddad : « Une étape importante »

« Cette annonce démontre que l’UE est pleinement engagée à aider et à soutenir nos pêcheries, a indiqué Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe. Cette décision marque une étape importante dans la modernisation de nos flottes et offre des perspectives concrètes pour améliorer la sécurité des marins, la performance énergétique, la compétitivité de la filière et la durabilité des activités de pêche.
Elle est aussi le fruit d’une forte mobilisation de la France, qui a activement œuvré auprès des institutions européennes pour faire évoluer le cadre réglementaire. Nous poursuivrons notre mobilisation dans le cadre du prochain cadre financier pluriannuel et de la stratégie RUP. »

























