Le président Nicolàs Maduro, du Venezuela, a été capturé et exfiltré par les services sociaux US, au cours d’une attaque des infrastructures portuaires et de certains quartiers de Caracas, capitale de ce pays. Réactions.
Coup de tonnerre sur la situation internationale, cette nuit de vendredi à samedi, avec l’attaque menée sur ordre du président Donald Trump sur le territoire vénézuélien.
Attaque condamné par certains pays, dont l’Iran, Cuba, la Colombie, pays qui peuvent craindre le même sort. Il y a quelques jours, le Nigeria (pays pétrolier), en Afrique, a été bombardé.
Le ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barrot a réagi suite à « l’attaque à grande échelle » des Etats-Unis au Venezuela.
« En confisquant le pouvoir au peuple vénézuélien, en le privant de ses libertés fondamentales, Nicolás Maduro a porté une atteinte grave à sa dignité et à son droit à l’auto-détermination », écrit d’abord le ministre sur X.
« L’opération militaire ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international. La France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir », ajoute-t-il dénonçant « la multiplication des violations de ce principe. »
Attaque qui a fait réagir certaines organisations en Guadeloupe.
L’Alians Nasional Gwadloup (ANG) :
« La Caraïbe doit rester une zone de paix ! »
« Non à l’agression du Venezuela par l’impérialisme américain !
La Caraïbe doit rester une zone de paix !
Ce samedi 3 janvier 2026, la Caraibe, notre région, qui était une zone de paix, est devenue une zone de guerre. Comme nous le redoutions depuis quelques mois déjà, vu les préparatifs engagés, les Etats-Unis de Donald TRUMP ont attaqué le Venezuela et auraient enlevé le président Maduro et son épouse.
La préparation militaire de ce coup d’État a commencé bien avant, avec les tirs sans sommation sur les embarcations circulant dans la mer des Caraïbes et la froide exécution de nombreuses personnes.
L’attribution du prix Nobel de la Paix à l’opposante vénézuelienne, la déstabilisation de la CARICOM par le positionnement de Trinidad and Tobago, tout cela participe de cette préparation.
Il s’agit d’une attaque sans commune mesure contre la souveraineté d’un pays dans notre espace naturel, dans le but de s’approprier les réserves en pétrole du Venezuela.
L’ANG dénonce cette violation du droit international qui s’apparente au banditisme d’État le plus abject. Nous nous tenons aux côtés du peuple vénézuélien et réitérons notre engagement pour que la Caraibe demeure une zone où règnent la paix et la stabilité.
La prédation pour l’accaparement des ressources naturelles par les grandes puissances afin d’asseoir leur hégémonie économique sera l’un des faits majeurs des années qui viennent.
Une nouvelle fois, l’impérialisme américain s’impose avec le plus grand mépris pour le droit international et le silence complice des pays occidentaux, eux-mêmes coupables de colonialisme et d’interventionnisme. Seule une mobilisation populaire internationale et forte pour un changement de modèle mondial sera en mesure de contenir la barbarie qui s’annonce. »
Lyannaj Kont Pofitasyon (LKP) :
« Non à l’impérialisme US dans la Caraïbe ! »
« LKP condamne avec la plus grande fermeté la lâche et ignoble agression des USA contre le Peuple Vénézuélien souverain.
La capture du Président Maduro relève d’un acte terroriste qui doit nous rappeler la pratique interventionniste colonialiste des puissances
occidentales contre l’autodétermination des peuples à travers le monde, notamment en Afrique et dans la Caraïbe.
Cette attaque, soutenue par l’impérialisme occidental et notamment français, vise à s’accaparer les ressources pétrolières du Venezuela et
à domestiquer par la force toutes celles et ceux qui refusent le diktat des grandes puissances impérialistes.
Défendons le droit du peuple vénézuélien à disposer de lui-même !
Défendons l’autodétermination et la souveraineté du peuple vénézuélien ! »
L’Union Populaire pour la Libération
de la Guadeloupe (UPLG) :
« Un acte de piraterie internationale ! »
« L’Union Populaire pour la Libération de la Guadeloupe (UPLG) exprime sa stupeur et sa colère la plus vive suite à l’annonce de la capture et de l’exfiltration hors du territoire vénézuélien du Président Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, par les forces d’agression des États-Unis.
Cet acte, qui s’apparente à un véritable kidnapping d’État, marque un tournant dangereux dans l’histoire contemporaine de notre région Caraïbe.
L’UPLG dénonce avec force l’extension du conflit à la Caraïbe : cette agression militaire au cœur de notre espace géographique menace directement la sécurité de tous les peuples de la région, y compris le peuple guadeloupéen. L’UPLG refuse que nos îles deviennent les spectatrices passives de la recolonisation du continent.
L’UPLG exige la libération immédiate du Président Nicolás Maduro et de Cilia Flores, ainsi que le retrait total des forces étrangères du sol vénézuélien.
Nous appelons les Guadeloupéens, les patriotes et toutes les organisations anticolonialistes à manifester leur soutien au peuple vénézuélien dans cette épreuve tragique. Nous ne pouvons rester silencieux face à cette tentative de mise à mort de l’idéal bolivarien.
Solidarité totale avec le peuple de Bolívar et de Chávez !
À bas l’agression impérialiste ! »
Combat Ouvrier : « D’autres pays
sont menacés comme la Colombie, le Mexique. »
« Au cours de la nuit du 2 au 3 janvier 2026, les bombardements au Venezuela perpétrés par l’armée américaine de Trump et l’enlèvement du président Maduro et de sa femme constituent des actes de piraterie internationale.
Le prétexte ? Maduro serait à la tête d’un puissant réseau de drogue ! Ce qui n’est absolument pas prouvé.
Les vraies raisons : mettre au pas un régime, ami de Cuba, qui ne se soumet pas aux diktats de l’impérialisme nord américain. Et surtout tenter d’avoir la main sur les immenses réserves de pétrole vénézuélien, les plus grandes du monde. Voila les vraies raisons de cette intervention militaire américaine sur terre après avoir bombardé plusieurs bateaux qui transportaient soi-disant de la drogue. Ce qui n’est pas prouvé. Plus d’une centaine de personnes ont été tuées lors de ces bombardements.
L’impérialisme américain instaure sa dictature dans le monde entier. L’Amérique latine et les Caraïbes sont l’arrière cour des USA depuis plus d’un siècle. D’autres pays sont menacés comme la Colombie, le Mexique.
On en revient à la vieille doctrine impérialiste de Monroe : « l’Amérique aux américains. »
La direction de la bourgeoisie mondiale est aux Etats-Unis. Et c’est cette bourgeoisie qui instaure la loi du capitalisme mondiale. Les dirigeants politiques actuels du monde ne sont que des serviteurs politiques de ces gros capitalistes.
Ce qui se produit aujourd’hui en Caraïbes est un des épisodes d’une guerre mondiale qui se prépare d’un bout à l’autre de la terre. Tout comme au Moyen orient, à Gaza, en Cisjordanie, au Liban, en Iran, à Taïwan, au Soudan, au Congo et ailleurs.
En aucun cas, tout ce qui se passe ne va dans le sens des intérêts des travailleurs et des peuples.
Mais contre eux, dans le sens des intérêts des gouvernements de milliardaires.
Les oppresseurs impérialistes, dans leur élan guerrier vers la possession totale des biens de la planète et donc aussi des peuples eux-mêmes, fabriquent leur propre mort à terme.
Car les travailleurs, les peuples opprimés n’accepteront pas éternellement le brigandage impérialiste sans réagir.
L’oppression impérialiste mondiale fabrique son ennemi qui le renversera un jour. Car il n’y pas de salut pour l’humanité sous l’égide du capitalisme mondial qui ne vit qu’en suçant le sang de millions de travailleurs ! »























