Route du Rhum – Destination Guadeloupe : le premier COPIL s’est tenu à la Région

Beaucoup de monde à l’Espace Régional du Raizet, aux Abymes. Ary Chalus, accompagné de Jean-Claude Nelson et de techniciens, y ouvrait, mercredi matin, le premier comité de pilotage (COPIL) de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Cette transatlantique doit quitter Saint-Malo le 1er novembre, ce n’est donc pas le moment de finasser.

La Route du Rhum – Destination Guadeloupe est née en 1978 de la passion de la voile et du rhum de quelques hommes, aujourd’hui disparus. Depuis, tous les quatre ans, près de deux cents skippers — dont quelques Guadeloupéens, 5 cette année — s’élancent à la barre de voiliers répartis en cinq classes. Une semaine à dix jours plus tard, ils font le tour de la Guadeloupe, en passant par Basse-Terre, pour passer la ligne d’arrivée un peu après le Mouchoir carré, à l’entrée du port de Pointe-à-Pitre.

Au départ comme à l’arrivée, c’est une énorme organisation, la fête, que l’on doit aux organisateurs — OCS Sport — et aux partenaires, dont la Région Guadeloupe est la première.

C’est tout ceci qu’a rappelé Ary Chalus dans un court discours où il a pu rappeler qu’en dehors d’un événement sportif, qui célèbre les exploits de skippers, c’est aussi un formidable atout financier, pour la Guadeloupe (et pour Saint-Malo, toujours bien organisé, qui draine énormément de visiteurs autour de son village), avec plus d’un million de visiteurs.

Le départ de la course, le 1er novembre, verra s’élancer aux alentours de 150 compétiteurs. Les données sont encore floues. On parle de 160, de 166, de 120 qui pourront participer entre les abandons, les casses diverses… Bref, c’est toujours flou. Et puis, il y a la météo…

Il paraît, a dit Ary Chalus, que les hôtels n’ont plus de place. Les réservations sont bouclées, restent les gites.

Autour de la table, dans cette salle sous-dimensionnée — il fallait pouvoir accueillir, sur grand écran, en distantiel, OVS Sports — il ya des représentants de tous les secteurs. Un uniforme même, celui d’une commandante de police, chef d’état-major par intérim — il y a des mouvements à la DTPN.

Jean-Claude Nelson, devenu au fil des années, l’élu référent de l’arrivée de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe parce qu’il est le présdient de la Commission Culture et que cette transat est aussi un événement festif… dira l’importance de la manifestation, qu’il faut accueillir dans les meilleures conditions, événement sportif, culturel, touristique, économique qui apporte de la visibilité à la destination pour le pays mais aussi pour les produits d’excellence de la Guadeloupe.

Jean-Claude Nelson expose « un véritable challenge » :

Il explique la mise en place d’un comité technique (qui se réunira chaque mois), qui devra s’occuper de sécurité aussi. Et celle d’un COPIL qui se réunira trois fois.

Le préfet de Région, qui est à Marie-Galante pour deux jours, était représenté par François-Xavier Richard-Rendolet, sous-préfet, directeur de cabinet (Monsieur sécurité du préfet).

Il va exposer le volet sécurité de la manifestation, sécurité sur l’eau, sécurité à terre, sur l’arrivée et dans les villages. « Une manifestation qui a un impact national et mondial de cette envergure oblige à encore plus de responsabilité. Les services de l’Etat accompagnent les organisateurs. »

François-Xavier Richard-Rendolet :

Adrien Baron, maire de Sainte-Rose, vice-président du Conseil départemental, vice-président de la CANBT, accompagné de Daniel Dulac, président de la Commission sport du Département, se demande si les Guadeloupéens « ont vraiment conscience de l’importance de cette Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Perdre cette régate (et un peu plus Monsieur le vice-président !) serait une catastrophe. » Il a martelé ce dernier mot.

M. Baron et son collège Dulac ont des idées. « Il faut impliquer les collectivités, les communes, les EPCI… », dit-il. Il est vrai qu’il a, à Sainte-Rose, un beau plan d’eau.

Alex Boyau, quatrième adjoint au maire de Basse-Terre, est un fan du passage de la bouée (c’est un Duc d’Albe, Monsieur le maire adjoint !). « Il faut venir à Basse-Terre pour admirer le passage des voiliers, les montagnes en arrière-plan, la ville au pied de celles-ci… »

Alex Boyau :

Franck Lasserre, premier vice-président de la Chambre de métiers, affirme que « les artisans sont prêts ! » A voir le nombre de roulottes à bokits qui hantent les abords du MACTe pendant le village, on n’en doute pas.

Patrick Vial-Collet, président de la CCI-IG et acteur incontournable du tourisme, confirme que la Route du Rhum – Destination Guadeloupe est une bonne affaire pour l’économie locale.

Patrick Vial-Collet :

Valérie Samuel-Césarus, présidente du Comité du tourisme des Îles de Guadeloupe, confirme que la route du Rhum – Destination Guadeloupe magnifie les îles de Guadeloupe, leur permet d’être connues partout dans le monde. Les salons touristiques à venir seront l’occasion de faire la promotion des îles sublimées au moment de l’arrivée des premiers skippers, retransmise sur les écrans du monde entier.

Valérie Samuel-Césarus :

Harry Durimel est maire de Pointe-à-Pitre, vice-président de Cap Excellence — tout comme Ary Chalus : l’élu pointois regrette que l’on ait déplacé la fête de l’arrivée de la transat de la Darse et la place de la Victoire jusqu’au MACTe, « même si c’est toujours Pointe-à-Pitre. »

Il regrette que les profitans de la fête soient des roulottes à bokits tandis que les restaurateurs et commerçants de la ville ne voient rien ou pas grand-chose, eux qui paient patente…

Ary Chalus va l’inciter à faire des animations sur la Victoire et sur la Darse. Et de « demander à Cap Excellence de financer. »

Harry Durimel :

Jean-Paul Fischer, patron de la Marina de Bas-du-Fort (où les voiliers seront amarrés), affirme que tout sera prêt. Il affirme tout autant que ce ne sera pas possible d’accueillir pareille manifestation en l’état actuel des choses : voies de circulation incertaines, éclairage nul, propreté douteuse. Bref, il faut aménager et vite. Et pour cela, il faut un audit de ce qui ne va pas, dire qui va faire financer… Bref, il y a du travail !

De même, le gérant de la Marina demande qu’on mette en place un accueil sécurisé des scolaires qui sont amenés par leurs établissements par milliers regarder les grands voiliers.

Raphaël Lapin, président du MACTe :

Les discussions se poursuivent. Prochaine réunion le 5 février.

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