Alors que le Parlement est appelé à se prononcer sur une proposition de loi relative à la fin de vie, les évêques de Martinique, Guyane, Guadeloupe s’adressent aux parlementaires « dans un esprit de dialogue respectueux et de responsabilité commune ».
Suite à la Tribune des évêques de France, le 15 janvier (cliquer sur le lien), Mgr Philippe Guiougou, évêque de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), Mgr David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France (Martinique) et Mgr Alain Ransay, évêque de Cayenne (Guyane) appellent les parlementaires à soutenir « le développement effectif et équitable des soins palliatifs sur l’ensemble de nos territoires ; l’accompagnement psychologique, spirituel et social des personnes en fin de vie et de leurs proches ».
« Notre propos n’est ni idéologique, ni polémique, précisent les évêques de la Province Antilles-Guyane. Il est profondément enraciné dans l’expérience pastorale de nos territoires, marqués par des fragilités sanitaires, sociales et économiques bien réelles, et par un attachement fort à la solidarité familiale et communautaire. Nous rencontrons chaque jour des personnes âgées, malades, handicapées ou isolées, dont la première attente n’est pas de mourir, mais d’être reconnues, accompagnées, soulagées et entourées.
Nous voulons redire avec force, cette conviction essentielle : prendre soin de la vie ne peut jamais consister à provoquer la mort. Introduire dans la loi une aide active à mourir, même présentée comme exceptionnelle ou encadrée, ferait peser un risque grave sur les plus vulnérables et transformerait en profondeur le sens du soin, la relation médicale et la confiance sociale.



À l’inverse, nous vous encourageons à soutenir résolument : le développement effectif et équitable des soins palliatifs sur l’ensemble de nos territoires ; l’accompagnement psychologique, spirituel et social des personnes en fin de vie et de leurs proches ; une culture du soin qui affirme que toute vie a une valeur inaliénable, jusqu’à son terme naturel.
En tant que parlementaires de nos territoires, vous portez une responsabilité majeure devant la Nation et devant les générations futures. Les choix que vous aurez à poser engagent non seulement des situations individuelles, mais la vision de l’humanité et de la fraternité que notre société veut promouvoir. »
- Mgr Philippe Guiougou, évêque de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre (Guadeloupe)
- Mgr David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France (Martinique)
- Mgr Alain Ransay, évêque de Cayenne (Guyane).























