L’Agence régionale de santé de Guyane a autorisé le Centre de radiothérapie du CHU de Guyane à déployer l’activité sur le site de Cayenne.
La Guyane se rapproche de l’objectif, fixé à 2030, de traiter 80 % des cancers sur le territoire. En début de semaine, Bertrand Parent, directeur général de l’Agence régionale de santé de Guyane, a autorisé le Centre de radiothérapie du CHU de Guyane à déployer l’activité sur le site de Cayenne.
« La radiothérapie va booster la filière. Tous les soins standards pourront être réalisés sur place. C’est ce qui nous rendra pleinement autonomes », se réjouit le Dr Caroline Pétorin, cheffe de service d’oncologie du site de Cayenne.
Chaque année, environ 500 personnes reçoivent un diagnostic de cancer en Guyane. Si de nombreux cancers nécessitent une chirurgie, déjà disponible sur le territoire, plus des deux tiers ont besoin d’une radiothérapie et doivent quitter la Guyane pour recevoir des soins.
Une étape incontournable
Dans un rapport rendu à l’ARS en 2023, les Pr Gilles Calais, président du Conseil national des universités (CNU) de cancérologie, et Stéphane Culine, chef du service d’oncologie médicale de l’hôpital Saint-Louis (AP-HP), avaient tracé le chemin pour parvenir à traiter 80 % des cancers sur le territoire. Le développement de la médecine nucléaire était une étape incontournable.

Ce déploiement sera assuré par un groupement de coopération sanitaire (GCS) réunissant le CHU de Guyane, les radiothérapeutes du CHU de Martinique, l’Institut Bergonié de Bordeaux (Gironde) et le groupe Améthyst, qui dispose de 17 centres de radiothérapie répartis dans 6 pays européens.
L’installation de la radiothérapie à l’hôpital de Cayenne évitera environ 400 évacuations sanitaires par an, ce qui diminuera les pertes de chances, limitera des ruptures de suivi et des renoncements aux soins. L’accélérateur choisi, le même qu’en Martinique, facilitera la coopération entre les deux territoires. Comme pour toutes les autorisations attribuées par l’ARS, le porteur de projet a trois ans pour débuter les travaux et quatre, pour accueillir le premier patient.






















