À la lueur des événements qui ont émaillé le début de la saison carnavalesque, un dispositif « exceptionnel » sera déployé pour la grande parade du Dimanche Gras, à Pointe-à-Pitre.
Une cinquantaine de groupes est attendu pour la grande parade du Dimanche Gras à Pointe-à-Pitre, ce dimanche 15 février, à partir de 12 heures.

L’événement qui réunit chaque année environ 60 000 personnes bénéficiera d’un dispositif exceptionnel, avec la Police nationale, la Police municipale de Pointe-à-Pitre, des Abymes, des agents de sécurité privée, des bénévoles, la brigade de prévention La Pwent… Drones, caméras de surveillance et hélicoptère complèteront l’ensemble.
« La fête ne peut exister que dans la sécurité, insiste Henri Angélique, adjoint au maire de Pointe-à-Pitre, délégué aux Affaires de sécurité. Nous devons permettre aux Guadeloupéens, aux familles, aux visiteurs, de profiter du carnaval en toute quiétude et sans crainte. Monsieur le maire, Harry Durimel, le préfet Thierry Devimeux, le sous-préfet Jean-François Moniotte ont souhaité un dispositif de sécurité exceptionnel et renforcé. »
Stationnement et circulation interdits
Près de 160 policiers nationaux, dont une trentaine de gendarmes seront présents sur l’ensemble du parcours.

Le dispositif comprendra également 25 policiers municipaux et ASVP de Pointe-à-Pitre, mais aussi 15 agents de la police municipale des Abymes, plus de 60 agents de sécurité privée et une quarantaine de bénévoles du GCCRP (Groupement pour la culture et le carnaval Région pointoise). Les sapeurs-pompiers du SDIS de la Guadeloupe sont naturellement mobilisés.
« Comme lors des deux précédentes éditions, la brigade de prévention La Pwent, dispositif composé de jeunes bénévoles et d’agents municipaux s’inscrivant dans le cadre du CLSPD, sera aussi sur le terrain, précise Henri Angélique. La brigade de prévention La Pwent organise l’action municipale en faveur de la prévention de la délinquance, de la violence et de la préservation du cadre de vie. »
Plus d’une quarantaine de caméras, directement reliées à la Police nationale, seront opérationnelles sur l’ensemble du parcours, des drones opéreront en complément des caméras de surveillance, ainsi qu’un hélicoptère.
« La sécurité est la condition de la liberté de faire la fête »
Par ailleurs, différents arrêtés municipaux interdisent la circulation et le stationnement des véhicules sur le parcours et réglementent la fermeture des commerces et interdisent la vente d’alcool. Des mesures auxquelles s’ajoutent l’arrêté préfectoral interdisant la circulation des deux-roues sur le circuit.
« Pour sécuriser le périmètre du carnaval, des barrières et des dispositifs anti-intrusion sont prévus aux carrefours, où les forces de l’ordre seront présentes, poursuit Henri Angélique. L’installation des spectateurs avec leurs tonnelles le long du terre-plein sera interdite. Souvent ces abris débordent sur la voie publique et peuvent être dangereux pour les groupes qui défilent et causer des accidents. »
Des Points de secours et des zones de regroupement des secours seront matérialisés sur le parcours, ainsi que des points d’eau.
« Nous souhaitons un carnaval populaire, festif, mais maîtrisé. La sécurité n’est pas une contrainte, elle est la condition de la liberté de faire la fête, rappelle Henri Angélique. Nous avons choisi l’anticipation plutôt que la réaction. La prévention plutôt que la sanction. La coordination plutôt que l’improvisation. Je lance un appel à la responsabilité collective : le carnaval appartient à tous, sa réussite dépend aussi du comportement de chacun. »
























