Le pasteur américain est décédé cette nuit. Victorin Lurel lui rend hommage.
Avec la disparition du Révérend Jesse Jackson, c’est un monument des luttes anti-racistes et
antiségrégationnistes, une voix tonitruante et lumineuse « des désespérés, des damnés, des
déshérités, des déconsidérés et des méprisés », qui s’éteint.
Compagnon de lutte de Martin Luther King, fervent militant de la lutte contre l’apartheid,
combattant des droits civiques, pacifiste et apôtre des libertés à travers le monde, infatigable animateur du Rainbow/PUSH, Jesse Jackson était un géant d’humanité dont je salue l’engagement pour dépasser les tentations d’un nationalisme noir et blanc en prônant la réconciliation des âmes et des mémoires au-delà des origines sociales, ethniques ou nationales.
Après une première rencontre en 2009 au Black Caucus, j’ai eu l’honneur d’organiser sa visite officielle en Guadeloupe en juillet 2015, quelques semaines après l’inauguration du Mémorial ACTe qu’il qualifia de centre de mémoire de la traite et de l’esclavage « le plus complet et le plus abouti au monde ».
A l’heure où les idéologies négationnistes, suprémacistes, racistes et identitaires fracturent nos sociétés et menacent nos démocraties, ce modèle d’activisme non-violent pour opérer une jonction des luttes sociales et antiracistes doit rester une source d’inspiration pour toutes celles
et ceux qui gardent l’espérance en une humanité libre et tolérante.
























