Le commentateur politique et avocat Jomo Thomas a exposé les facteurs précis qui, selon lui, ont conduit à la lourde défaite du Parti travailliste unifié (ULP) aux élections générales de novembre 2025.
Intervenant dans l’émission de radio « Boom OMG in the morning », Thomas a pointé du doigt une combinaison de facteurs : des transitions de leadership ratées, une mauvaise gestion généralisée et une campagne électorale désespérée, autant de causes principales de la chute du parti.
D’après Thomas, l’une des raisons principales de la défaite cuisante de l’ULP réside dans une occasion manquée lors du congrès du parti en 2022. Au lieu de céder la place à une nouvelle génération, l’ancien Premier ministre Ralph Gonsalves a choisi de se maintenir au pouvoir, déclarant après mûre réflexion et prière que « ce n’était pas le moment pour moi de partir ».
Thomas a soutenu que l’intransigeance de Gonsalves, conjuguée au refus des jeunes dirigeants de le contester, a directement entraîné la défaite cuisante de la jeune génération du parti aux urnes. Si Gonsalves avait démissionné et permis à de jeunes figures de mener le parti aux élections, Thomas estime que l’ULP aurait peut-être tout de même perdu, mais aurait pu sauver quelques sièges et conserver une position politique plus forte. Faute d’avoir saisi cette occasion cruciale de transition, ils ont subi une défaite aussi retentissante qu’en 2025.
Au-delà de la stagnation du leadership, Thomas a mis en lumière de graves problèmes de gouvernance, pointant notamment du doigt des cas de corruption émergents qui témoignent de la profonde mauvaise gestion ayant caractérisé les dernières années de l’administration.
Il a vivement critiqué les stratégies de campagne de l’ULP, les jugeant financièrement irresponsables, et a affirmé que le gouvernement avait distribué des millions de dollars « à tort et à travers » dans une tentative manifeste d’« acheter les dernières élections ».
Thomas a souligné que ces fonds avaient été détournés de manière irresponsable de sommes initialement allouées par la Banque mondiale et le fonds de l’OPEP à un projet hospitalier. Finalement, cette tactique consistant à distribuer de l’argent non mérité aux électeurs « n’a pas fonctionné ».
Enfin, Thomas a insisté sur le fait que les résultats des élections – décidés par une majorité relative de plus de 10 000 électeurs – constituaient un « commentaire » direct et indéniable sur Gonsalves, ses ministres et l’ULP dans son ensemble.
L’électorat a finalement désavoué un homme politique qui avait dominé la vie politique pendant 25 ans, rejetant les conditions déplorables qu’il avait imposées. Thomas a fermement condamné l’arrogance dont Gonsalves a fait preuve par la suite en qualifiant le choix démocratique des électeurs d’« erreur », soulignant que la défaite de l’ULP constituait un rejet clair de son bilan au pouvoir.
Source : St Vincent Times
Lien : https://www.stvincenttimes.com/gonsalvess-intransigence-cost-party-seats-in-2025/























