Guyane. Festival Les Révoltés du monde : dernières séances

Jusqu’au 6 juin, plusieurs communes de Guyane accueillent la 5e édition du festival international du film documentaire, Les Révoltés du monde. Un événement organisé par l’association Protéa pour « mieux faire connaître une histoire encore méconnue. »

Après une première séquence à Cayenne, du 28 au 31 mai, le festival Les Révoltés du monde se déploie dans les communes du territoire jusqu’au 6 juin.

Porté par l’association Protea, la 5e édition du festival Les révoltés du monde s’attache à « redonner leur place aux voix trop longtemps marginalisées, aux “oubliés de l’histoire”. Depuis la Guyane, le festival se veut un espace de contre-récit, où s’expriment les réalités des peuples afro-descendants, africains, amérindiens et des diasporas. »

Cette édition met en lumière les luttes des femmes noires et amérindiennes. De Jacqueline Manicom, figure pionnière du droit des femmes en Guadeloupe, aux autochtones de l’ouest américain, victimes de violences sexuelles et de disparitions, en passant par les Amérindiennes de Guyane confrontées aux enjeux de la maternité. Ces films dénoncent des situations et portent des exigences de justice pour les femmes.

« L’éducation à l’histoire à travers le cinéma documentaire »

Les projections combinent à chaque fois un film, suivi d’un débat avec un(e) historien(ne), spécialiste du sujet abordé.

Pendant le festival, et tout au long de l’année, l’association Protea milite pour présenter des films de qualité au plus grand nombre. A l’instar de la programmation Hors les murs mise en place en Guyane, jusqu’au 6 juin, le festival a proposé une déclinaison dans les communes de Martinique, dès le mois de mai.

  • Jacqueline Manicom, une voix pour les femmes, de Martine Delumeau.

La Guadeloupéenne Jacqueline Manicom fait partie de ces personnalités qui devraient figurer dans les manuels d’histoire. Pourtant, personne ne connaît son nom. Co-fondatrice du premier centre de planning familial d’Outre-mer, membre active du Mouvement de libération des femmes et du secrétariat national de m’association Choisir la cause des femmes, ses engagements sont aussi nombreux que cruciaux. Pourtant, le parcours de cette sage-femme et militante proche de Simone de Beauvoir et Gisèle Halimi a été effacé du roman national.

Kourou, jeudi 4 juin, à 19 heures, au pôle culturel.

  • Tout va bien, de Thomas Ellis

Âgés de 14 à 19 ans, cinq adolescentes ont traversé des déserts et des mers, seuls. Arrivés à Marseille, ces filles et garçons portent en eux l’espoir brûlant d’une nouvelle vie. Ils apprennent un métier, un pays, des habitudes, et pour certains, une langue. « Tout va bien », répètent-ils obstinément à leurs familles. Mais, le véritable voyage ne fait que commencer…

Rémire-Montjoly, vendredi 5 juin, à 19 heures, l’espace Joseph Ho-Ten-You.

  • Le Sucre, pour la douceur et pour le pire, de Mathilde Damoisel.

Quel est le véritable prix du sucre, ce délicieux poison ? En partant de séquences contemporaines qui interpellent, cette enquête historique révèle un système mondial toujours basé sur l’exploitation impitoyable de la terre et des hommes, qui trouve ses racines dans son péché originel : l’esclavage.

Montsinéry-Tonnégrande, samedi 6 juin, à 19 heures, à l’école Léopold Héder.

Billetterie : www.billetterie-protea.fr. Tél. 06 94 45 44 61.

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