Au cours d’une cérémonie qui s’est tenue jeudi 16 juillet au Fort Saint-Louis, le contre-amiral Jean-Baptiste Soubrier, commandant supérieur des Forces armées aux Antilles (FAA), a fait reconnaitre le capitaine de vaisseau Martial Héraud comme nouveau commandant de la base navale de Fort-de-France. Il succède au capitaine de vaisseau Christophe Le Tutour.
Entré à l’École militaire de la flotte en 2002, après huit années de service comme officier marinier à bord des sous-marins nucléaire lanceurs d’engins (SNLE) Le Foudroyant et Le Téméraire, le capitaine de vaisseau Martial Heraud a intégré la filière énergie et propulsion nucléaire à bord des sous-marins (ENERG/SOUM).
Entre 2003 et 2019, il a occupé de nombreux postes de chef de service au sein de la force d’action navale sur la frégate anti sous-marine (FASM) Latouche-Tréville, en Outre-mer à la base navale de Fort-de-France, et au sein de la force océanique stratégique sur les SNLE Le Vigilant et Le Téméraire. Il a ensuite exercé la fonction de commandant adjoint navire sur ces mêmes SNLE.
Le capitaine de vaisseau Héraud a clos sa carrière embarquée en occupant la fonction d’officier entraîneur à l’escadrille des sous-marins nucléaire lanceurs d’engins (ESNLE) de 2020 à 2023.
Avant de prendre le commandement de la base navale de Fort-de-France, il occupait la fonction d’officier de programme des infrastructures stratégiques au sein de l’état-major de la Marine à Paris. Il totalise plus de 25 000 heures de plongée, est breveté atomicien et est titulaire du brevet de qualification militaire supérieur (BQMS).
Le capitaine de vaisseau Héraud est chevalier de l’ordre national du Mérite et de l’ordre national de la Légion d’honneur. Il est marié et père de deux enfants.
Au cours des 24 mois de commandement du capitaine de vaisseau Christophe Le Tutour, les marins et personnels civils de la Base navale de Fort-de-France ont réalisé le soutien technique, logistique, portuaire et humain des cinq navires basés en Martinique (les frégates de surveillance Germinal et Ventôse, le bâtiment de soutien et d’assistance Outre-mer Dumont d’Urville, le patrouilleur Antilles-Guyane (PAG) La Combattante et le remorqueur portuaire côtier Maïto) ou de passage tels que le patrouilleur de gendarmerie La Violette, les PAG La Résolue et La Confiance mais aussi le bâtiment ravitailleur de forces Jacques Stosskopf et la frégate de défense et d’intervention Amiral Ronarc’h, en escale en Martinique au mois de mars dernier, ainsi que les deux navires de la Mission Jeanne d’Arc passés aux Antilles aux printemps 2025 et 2026.

Le travail quotidien réalisé a permis aux différentes unités d’être prêtes pour leurs missions, qu’elle soit de souveraineté, de soutien en cas de catastrophe naturelle ou encore d’action de l’Etat en mer avec notamment la lutte contre le narcotrafic, mission pour laquelle, chaque jour, un navire de la Marine se tient prêt à appareiller.
L’Année de la Mer et les 400 ans de la Marine ont également été l’occasion pour plusieurs milliers de Martiniquais de découvrir la base navale, la Marine nationale, ses marins, leurs missions et leurs métiers, avec notamment le passage remarqué des deux formations musicales de la Marine nationale (le bagad de Lann-Bihoué en mars 2025 et la musique de la Marine nationale l’automne dernier) et la découverte de différents navires de la Marine.
La base navale de Fort-de-France assure également le soutien de l’escouade de réserve côtière des Antilles, unité créée en janvier 2026 et exclusivement composée de personnels réservistes, et dont la montée en puissance se poursuivra dans l’année à venir.

Créée le 1er septembre 1998 et implantée au sein du fort Saint-Louis, la base navale (BN) de Fort de France emploie un peu plus d’une centaine de marins et une vingtaine de personnels civils de la défense et constitue une unité essentielle au bon fonctionnement des Forces armées aux Antilles (FAA).
Elle contribue au maintien en condition opérationnelle et à la disponibilité technique des navires de la Marine nationale de la zone maritime Antilles-Guyane, en s’appuyant sur les Ateliers Militaires de Soutien Outre-mer (AMSO) armés par une cinquantaine de techniciens exerçant une quinzaine de métiers différents.
La base navale est en mesure de mettre en œuvre les moyens de soutien portuaires nécessaires à l’accueil des navires militaires français ou étranger en escale. Elle dispose aussi des moyens antipollution maritimes des Antilles et d’équipes d’intervention projetables, dans le cadre de sa contribution à la protection et la sauvegarde de l’environnement.

























